48/14, La revue du musée d'Orsay N°13, automne 2001


Collectif, Dominique Viéville, direction
Autour de Böcklin
Musée d'Orsay / Réunion des musées nationaux - 2001
broché
Français
11 € - verfügbar

 

 

Actualités


Présentation des expositions à venir :

  • Böcklin
  • Klinger / Brahms
  • Strindberg
  • A fleur de peau. Le moulage sur nature
  • A table au XIXe siècle
  • Paris / Barcelone (aux Galeries nationales du Grand Palais)


Nouvelles acquisitions : présentation d'une trentaine de nouvelles acquisitions du musée, dont une toile de Monet

Etudes


Böcklin, Burckhardt et l'Italie
par R. Kopp, professeur de littérature à l'université de Bâle
Historien de la Renaissance et défenseur acharné de ses valeurs, Burckhardt, de huit ans l'aîné de Böcklin, l'encourage dès 1850 à prendre le chemin de l'Italie pour faire sien l'héritage antique et humaniste. C'est à Rome que le peintre, en moderne, se convertit définitivement à la mythologie des anciens. Robert Kopp, Bâlois comme eux, étudie à la suite cette complicité et ce qui y mit fin.

Böcklin ou le retour à l'antique de la modernité
par J. Le Rider, professeur à l'Ecole pratique des Hautes Etudes
Si Nietzsche, qui obtint une chaire à Bâle à partir de 1869, n'a jamais rencontré Böcklin, il lui a donné une large place dans sa réflexion sur la peinture moderne et sa conception du monde gréco-romain. Mais plus que l'intérêt pour le dionysiaque, c'est l'héroïsation de l'individu solitaire et le regard pessimiste porté sur le monde moderne qui rapprochent l'écrivain du peintre.

Deux romantiques défroqués
par M. Espagne, professeur à l'Ecole pratique des Hautes Etudes
Entre le poète Heine et Böcklin, son cadet, point de lien biographique mais un dialogue permanent dont la peinture du second porte maintes traces. Le anciens dieux, leur vie libre et frénétique, leur refus de disparaître, circulent de l'un à l'autre. Et L'Ile des mort, qui hante Böcklin durant les années 1880 se souvient peut-être de l'île de Bimini dont Heine avait fait le terme de l'existence terrestre et le lieu de sa renaissance.

"Un compagnon de lutte en esprit" : Böcklin et Grünewald
par S. Lecocq-Ramond, conservateur du musée d'Unterlinden
Le monde germanique, en Suisse comme en Allemagne, redécouvre dès le début du XIXe siècle ses primitifs. A la recherche de modèles nationaux, le romantisme réinvente Dürer. La génération de Böcklin et Burckhardt se tourne vers Holbein et Grünewald. La visite du retable d'Issenheim confine au pèlerinage. Bien avant Huysmans, Böcklin s'est rendu à Colmar pour questionner la modernité oubliée des vieux maîtres.

Klinger et Brahms : une communion de l'indicible
par E. Héran, conservateur au musée d'Orsay et P. Korzilius, auditorium du musée d'Orsay
Parole autonome, l'eau-forte selon Klinger ne saurait obéir aux contraintes de l'illustration. Sa Brahmsphantasie, cycle de 41 planches publié en 1894, en hommage au musicien dont il a presque conquis l'amitié, multiplie les correspondances entre la lettre, le son et le trait sur un mode volontairement obscur. Car l'image, toujours de lecture cryptée, se veut tout autant écho aux "pulsions internes" qu'appel à la fusion des arts.

Documents


  • Traduction inédite en français du prologue de la seconde version de La Mort du Titien de H. von Hofmannsthal et de "Idylle" du même poète, deux textes directement liés à la figure de Böcklin, accompagnés d'un poème de George consacré au même peintre (environ 10 pages, abondamment illustrées).
  • Texte et photographies surprenantes du déménagement, dans le cadre des travaux du musée, de La Marseillaise de Rude.


Veranstaltungen






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