Musée d'Orsay: Accrochage de photographies

Accrochage de photographies

La photographie américaine, du daguerréotype au modernisme

Collections du musée d'Orsay

14 juin- 24 septembre 2017
Salle 19

positif
William Henry JacksonGrand Canyon of the Colorado (Arizona)© Musée d'Orsay. Dist. RMN-Grand Palais / Alexis Brandt
En écho au Festival de l'histoire de l'art 2017, qui a mis cette année à l'honneur les Etats-Unis, le musée d'Orsay présente dans son accrochage estival de photographies une cinquantaine de pièces américaines sélectionnées dans ses collections.

La création en 1978 du musée d'Orsay, premier musée d'art en France à avoir mené une politique d'acquisition et d'exposition dans le domaine de la photographie ancienne, s'inscrit dans les prémices de l'ouverture à la photographie du champ culturel et artistique hexagonal.

Quarante ans plus tôt, celle-ci avait commencé à pénétrer les musées d'art américains en tant qu'objet de collection à part entière. L'expérience de ces institutions, de même que l'histoire de la photographie écrite aux Etats-Unis, offrent alors au jeune musée national à la fois un modèle et un cadre intellectuel.

Conformément à sa vocation internationale, le musée d'Orsay a commencé ses premiers achats dans le domaine de la photographie américaine dès 1980, quelques mois seulement après l'inauguration de sa politique d’acquisition de photographies, soit 6 ans avant son ouverture au public. Des donations importantes, notamment américaines, sont régulièrement venues renforcer cet axe, qui a progressivement contribué à la définition de la collection elle-même. Cette dernière est aujourd'hui la collection française la plus représentative de l’histoire de la photographie aux Etats-Unis entre le début des années 1840 et la Première Guerre mondiale. Elle en illustre particulièrement bien les principaux moments-clés, reflets d'une évolution à la fois esthétique, technologique et dans les usages du médium, mais aussi des profondes mutations politiques, économiques et sociales qu'a connues le pays.

A propos de quelques donations :

procédé direct
Southworth & HawesPortrait de femme assise© Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
En 1981, Mme Minda de Gunzburg a offert par l'intermédiaire de la S.A.M.O les 50 exemplaires de la revue Camera Work - organe de la Photo-Secession constituée autour d'Alfred Stieglitz -, faisant entrer dans la collection un premier panorama de la photographie d'art américaine (et européenne) de 1903 à 1917.

En 1983 et 1996, ce sont les collections du "musée de la photographie" de la société Kodak-Pathé qui intégraient la collection du musée. Très riche dans le domaine de la photographie française et anglaise, cet ensemble contient près de 300 daguerréotypes, ambrotypes et ferrotypes - pour une grande part américains-, parmi les premiers exemples dans ces techniques à avoir intégré le musée. Ils proviennent notamment de la collection de l'américaine Thérèse Bonney, l'une des premières femmes photoreporters de guerre, qui fut aussi pionnière du collectionnisme dans le domaine de la photographie du XIXe siècle.

En 1987 était donné par M. Robert Gérard un ensemble de paysages de grand format produits lors d'expéditions officielles et privées dans l'Ouest des Etats-Unis.

Photographie
Alfred Stieglitz Torso, Georgia O'Keeffe© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Grâce en partie à la générosité des enfants de Paul Burty-Haviland, photographe et mécène d'Alfred Stieglitz, le musée d'Orsay conserve depuis 1993-1995 la collection la plus riche au monde sur l'oeuvre de cet artiste. A travers photographies et archives, celle-ci permet à l'institution de remettre véritablement à l'honneur Paul Burty-Haviland dans l'histoire de la Photo-Secession.

En 2003, le musée a été la seule institution européenne, avec le Victoria & Albert Museum de Londres, à bénéficier d'une donation de la Fondation Georgia O'Keeffe, du nom de la peintre américaine par ailleurs épouse et muse d'Alfred Stieglitz. L'ensemble de 17 épreuves originales de ce dernier, à rattacher aux meilleures heures de la Straight Photography ("photographie directe" ou "pure"), concluent chronologiquement, à ce jour, la collection du musée.

Commissaire

Thomas Galifot, conservateur photographie au musée d'Orsay, assisté de Kate Addleman, historienne de la photographie.

 

Pour visualiser la sélection de photographies actuellement présentées dans cette salle, cliquez ici.

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