Acquisitions 2015

L'autoportrait octogonal de Vuillard


Edouard VuillardAutoportrait octogonal© Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
Edouard Vuillard (1868-1940)
Autoportrait octogonal
Vers 1890

Acquis par dation en paiement des droits de mutation


Le musée d'Orsay qui fêtera ses trente ans à la fin de l'année 2016, s'est métamorphosé au fil des années.
Son centre de gravité s'est déplacé, au-delà de l'impressionnisme, du côté des Nabis avec un accroissement considérable de sa collection de Bonnard, Vuillard, Maurice Denis, Vallotton, Ranson, Sérusier, Rippl-Rónai.

Au moment où la donation de la collection de Zéïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière entre au musée avec 141 oeuvres de Bonnard et de Vuillard, le musée d'Orsay a acquis par dation un fabuleux autoportrait de jeunesse de Vuillard.
Son format octogonal, l'incandescence de ses couleurs et ses simplifications formelles font de ce portrait un manifeste de la nouvelle peinture défendue par les Nabis.

Un cadre octogonal a été réalisé à partir d'une bordure italienne du début du XVIIIe siècle pour mettre en valeur cette icône de l'art des années 1890.
Le propriétaire, ayant consenti la dation de l'Autoportrait octogonal, entend saluer le travail de Guy Cogeval, président des musées d'Orsay et de l'Orangerie, auteur du catalogue raisonné de Vuillard (1996-2003).

Cette oeuvre est actuellement exposée au rez-de-chaussée du musée, à l'entrée de la salle 9.

 

Un ensemble d'esquisses pour le Prix de Rome

Jean-Jacques HennerAdam et Eve trouvant le corps d'Abel© Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
"Pourquoi une belle esquisse nous plaît-elle plus qu'un beau tableau ? C'est qu'il y a plus de vie, moins de formes. [...] L'esquisse ne nous attache peut-être si fort que parce qu'elle étant [sic] indéterminée, elle laisse plus de liberté à notre imagination qui voit tout ce qui lui plaît".
Denis Diderot, Salon de 1767


En juin 2015, le musée d'Orsay a fait l'acquisition en vente publique d'un ensemble de 31 esquisses réalisées entre 1825 et 1861 à l'occasion du concours du Prix de Rome de composition historique ou de paysage historique.

Décerné chaque année par l'Institut, le Prix de Rome permettait au plus brillant élève de l'école des Beaux-Arts de Paris de parachever sa formation par un séjour de cinq ans dans la Ville éternelle, à la villa Médicis.
Lors de la dernière épreuve, les participants devaient exécuter, d'après un sujet tiré de la mythologie ou de l'histoire ancienne, une esquisse dessinée et peinte de leur future composition, puis un tableau achevé de grand format (tous conservés aujourd'hui à l'école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris).

Au terme du concours, il était d'usage pour les élèves de l'atelier du peintre néoclassique Francois-Edouard Picot recompensés par le jury, de faire cadeau de leur esquisse peinte (ou d'une répétition de même format) au maître.
Cet ensemble comprend trente et une de ces esquisses, réalisées entre 1825 et 1861, par vingt et un de ses élèves. Au même titre que ceux de Heim, Cogniet ou Delaroche, l'atelier de Picot fut un des plus importants de son temps. En sort quelques grandes gloires de la peinture académique de la seconde moitié du siècle tels Achille Bénouville, William Bouguereau, Alexandre Cabanel, Jean-Jacques Henner, Jules-Eugène Lenepveu, Louis-Hector Leroux ou Emile Levy, tous représentés dans ce lot.

L'ensemble de ces "esquisses-exercices" (Bruno Foucart), dont la cohérence a heureusement été préservée, témoigne aussi bien des grands invariants de l'enseignement académique hérité de David (composition, dessin, modèles antiques), que des évolutions lentes mais sensibles de la peinture d'histoire vers la dramatisation romantique ou les raffinements ingresques.

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