Cabinets d'architecture

Actuellement : Architectures du souvenir

Alfred Vaudoyer, Henri Auguste RatouinMonument funéraire commémoratif© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / René-Gabriel Ojéda
Le XIXe siècle a été le plus prolixe en monuments publics, particulièrement sous la Troisième République (1870-1940), ce qui a suggéré à l'historien Maurice Agulhon, l'épithète de "siècle de la ville sculptée".
Monuments commémoratifs aux grands hommes ou aux grands événements de l'histoire, monuments aux morts qui se multiplient après l'hécatombe due à la Grande guerre de 1914-1918, projets de tombes pour les illustres comme pour les bourgeois, qui deviennent de grands commanditaires, projets pour les grands cimetières parisiens et les crématoriums sont parmi les sujets les plus traités par les architectes, de Jean-Camille Formigé à Hector Guimard en passant par Emile Gallé.

Les monuments commémoratifs ont pour rôle de structurer l'espace urbain, agissant comme des repères, marquant une place, un angle de rue, l'entrée d'un parc ou d'un cimetière, le point de fuite d'une perspective. Ces dessins sont les témoignages de l'un des fréquents travaux des architectes du XIXe siècle, toujours associés à un sculpteur.



Louis-Ernest Lheureux Monument à la gloire de la Révolution française© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / René-Gabriel Ojéda

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