Alfred Vaudoyer
Monument funéraire commémoratif

Monument funéraire commémoratif de la défense de Paris : élévation
Alfred Vaudoyer (1846-1917), Henri Auguste Ratouin (1844-1917)
Monument funéraire commémoratif de la défense de Paris : élévation
1871
Crayon, plume et encre noire, aquarelle
H. 113 ; L. 81 cm
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / René-Gabriel Ojéda


Projet de monument funéraire commémoratif de la défense de Paris : vue d'ensemble du monument sur fond de paysage
Projet de monument funéraire commémoratif de la défense de Paris : vue d'ensemble esquissée du monument et deux plan, l'un général, l'autre du bâtiment central
Projet de monument funéraire commémoratif de la défense de Paris : partie centrale du monument, représentation détaillée

Monument funéraire commémoratif de la défense de Paris : élévation


A peine passés la défaite de Sedan en 1870 et les désordres de la Commune en 1871, l'Institut propose aux élèves architectes de l'école des Beaux-Arts de commémorer l'héroïsme dont fit preuve ceux qui défendirent Paris. Le programme du concours annuel Achille Leclère de 1871 prévoit donc un monument "élevé sur le sommet d'une colline qui borde la Seine. Sa masse d'un aspect sombre et grandiose aurait assez d'importance pour être facilement aperçue de Paris. On devra s'attacher à exprimer la pensée de deuil et le souvenir du sacrifice [...]". Le concours sera remporté par Marcel Deslignières.

Le projet que présente à cette occasion Alfred Vaudoyer en collaboration avec Henri Ratouin, un camarade d'atelier, est conçu comme un immense tombeau pyramidal, précédé de terrasses et surmonté d'une statue de la ville de Paris. L'édifice évoque l'architecture funéraire de l'Antiquité, notamment le célèbre Mausolée d'Halicarnasse. Cette superbe composition rappelle également, par sa géométrie et sa simplicité, les réalisations de la fin du XVIIIe siècle. C'est peut-être un moyen pour Alfred Vaudoyer de rendre hommage à son grand-père, Antoine Laurent Thomas Vaudoyer (1756-1846) qui fut une des grandes figures du néoclassicisme.

Travail d'étudiants, ce magnifique dessin a néanmoins été gravé en novembre 1871 dans la revue Croquis d'architecture et exposé au Salon de 1872. Ceci témoigne également de l'importance de ce thème pour la population française, traumatisée par les événements récents. En 1872, le département de la Seine lance d'ailleurs un concours pour l'érection de monuments commémoratifs de la défense de Paris.




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