Falize Frères
Couverts de service

Couverts de service
Falize Frères
Couverts de service
Entre 1893 et 1895
Argent repoussé et ciselé
H 1,5 ; L. 32,5 cm
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / René-Gabriel Ojéda


Couverts de service
Couverts de service

Couverts de service


Déjà, lors de l'Exposition universelle de 1889, Lucien Falize (1838-1897) présente quelques pièces réalisées d'un projet de service d'argenterie au décor d'herbes potagères. Ces créations, dont un plat à rôtir sur le thème du céleri (Paris, musée des Arts décoratifs) sont alors très remarquées.
L'année suivante, il poursuit dans cette voie en proposant à l'Union centrale des Arts décoratifs un projet d'exposition intitulée La plante, qui malheureusement ne se réalise pas : "c'est la plante qui, dans tous les arts, chez tous les peuples et dans tous les temps, a servi de type initial : arbre ou fleur, feuille ou graine, fruit ou racine, nous la retrouvons comme principe de forme et de couleur. La copie de la plante [...] est l'origine de toute ornementation [...] et c'est hier que le Japon nous a ramené cet amour des fleurs et des végétations prises en leurs attitudes les moins apprêtées. C'est sollicités par cet exemple récent que nos dessinateurs sont revenus à l'étude de la nature".

A la fin des années 1890, le fils de Lucien Falize, André (1872-1936), prend la tête de la maison familiale. Avec l'aide ses frères Jean (1874-1943) et Pierre (1875-1953), il dirige l'entreprise sous le nom de Falize Frères. Fidèles à l'héritage paternel, il n'est pas surprenant de voir les joailliers proposer ces couverts de service inspirés du pissenlit pour la fourchette et de l'oseille pour la cuillère. En forme de tiges et de feuilles, ces objets renouent avec la tradition française du décor naturaliste pour les éléments du service de la table.




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