Georges Bastard
Epis d'orge

Epis d'orge
Georges Bastard (1881-1939)
Epis d'orge
1911
Eventail brisé
H. 21,4 ; L. 38,7 cm
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / René-Gabriel Ojéda

Epis d'orge


Georges Bastard est né dans une vieille famille de tabletiers. Son grand-père Bastard-Lannoy, spécialiste du travail du bois précieux, de l'ivoire et autres matériaux utilisés pour fabriquer des objets tels que damiers ou échiquiers, remporte un vif succès à l'Exposition universelle de Paris en 1867 pour une monture d'éventail, Diane au bain. Formé à l'Ecole des Arts décoratifs de Paris, Georges Bastard participe très régulièrement au Salon de la Société des Artistes français à partir de 1902 et se signale par ses envois d'objets travaillés dans les matières les plus délicates, comme la nacre, l'écaille et l'ivoire. Sa production est riche de boîtes, coupe-papier, bonbonnières, coupes et bijoux, et laisse une place importante aux éventails. Ainsi de l'éventail Epis d'orge exposé au Salon de la Société des Artistes français en 1911.

Avec un raffinement extrême, les épis finement sculptés et gravés forment les différents volets de l'éventail sur lequel la corne et la nacre incrustée ne laissent plus aucune place au tissu. La lumière leur donne une blondeur chaleureuse et la matière des effets de brillance étonnants.

Salué par la critique, cet éventail est acheté par l'Etat en 1912 pour le musée du Luxembourg. Si sa période Art nouveau est remarquable, Bastard n'en sera pas moins dans les années 1920 et 1930 une figure majeure de l'Art Déco et de l'Union des Artistes Modernes.




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