Charles Lepec
Clémence Isaure

Clémence Isaure
Charles Lepec (1830- ? après 1880)
Clémence Isaure
1865
Panneau décoratif : émail peint sur cuivre, cuivre
H. 180,3 ; L. 111,3 cm
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Daniel Arnaudet

Clémence Isaure


Formé auprès du peintre Hippolyte Flandrin, Charles Lepec commence sa carrière en exposant ses peintures au Salon de 1857 à 1859. Mais, dès 1861, toute son attention se porte sur l'émail peint dont il étudie avec enthousiasme la technique avant de présenter ses premiers essais d'émaux sur cuivre et sur or. Il est un des premiers à utiliser l'or comme support, s'autorisant ainsi de très beaux effets de brillance.

La carrière de Lepec est largement internationale. Il est remarqué des Anglais en 1862 lors de sa participation à l'Exposition universelle de Londres. Mais la gloire viendra pendant celle de Paris, en 1867, lorsqu'il recevra une médaille d'or (dans la classe d'orfèvrerie) pour sa présentation d'un ensemble de vases, coupes, nef en émail peint et d'objets de vitrine.

Au Salon de 1866, il fait sensation en exposant cette oeuvre, sorte de bouclier aux ambitieuses dimensions puisqu'il mesure plus d'1,80 mètre. L'objet est consacré à Clémence Isaure, personnage de légende dont on pensait alors qu'elle avait établi l'institution poétique des Jeux floraux à Toulouse à la fin du Moyen Age.
Comme les grands émaux de la Renaissance, notamment ceux de Pierre de Courteys que Lepec a pu voir au musée de Cluny, cette oeuvre est composée de plaques d'émail assemblées. De profil, Clémence Isaure est habillée à la manière du XVIe siècle. L'encadrement est un hommage au vocabulaire décoratif et ornemental de la Renaissance. Prouesse technique, cet émail aurait été cuit par l'émailleur Dottin.
La clientèle anglaise se disputait les oeuvres de Lepec, et ce panneau fut vendu très rapidement par un grand joaillier de Londres au maître des forges Bolckow.


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