Maurice Denis
Le Calvaire

Le Calvaire, dit aussi La Montée au calvaire
Maurice Denis (1870-1943)
Le Calvaire, dit aussi La Montée au calvaire
Novembre 1889
Huile sur toile
H. 41 ; L. 32,5 cm
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

La Montée au calvaire


Maurice Denis peint Le Calvaire en novembre 1889. Il est alors plongé dans la lecture du recueil de poèmes de Verlaine Sagesse. Le bois gravé du Calvaire en illustrera le premier poème. Le tableau est un équivalent plastique d'une poésie dont le peintre aime la simplicité, la naïveté et les "rapports mystérieux entre les choses et les hommes". La composition repose sur la diagonale ascendante formée par le groupe des femmes et un bras de la croix du Christ. Les femmes ont perdu toute individualité et se fondent en une masse noire simplifiée à l'extrême, à laquelle répond l'autre masse sombre des soldats romains, à l'arrière plan. Même le Christ agenouillé sous le poids de la Croix et enlacé par une Sainte Femme est traité comme une silhouette, colorée en aplat et cernée. Denis confère une grande unité décorative à la scène, qui devient, comme dans le poème de Verlaine, l'expression d'une douleur et d'une compassion universelles.


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