Joseph Bernard
L'effort vers la nature

L'Effort vers la nature
Joseph Bernard (1866-1931)
L'Effort vers la nature
Entre 1906 et 1907
Tête en pierre de Lens
H. 32 ; L. 29 ; P. 31,5 cm
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

L'effort vers la nature


Issu d'une famille de tailleurs de pierre, Joseph Bernard put, grâce à une bourse, fréquenter l'Ecole des Beaux-Arts de Lyon (1881) puis celle de Paris à partir de 1885. Peu à peu, Bernard s'est libéré de façon décisive de l'influence de Rodin et du sentiment pathétique pour une manière sans cesse plus sobre et plus monumentale. Renonçant à tout détail réaliste, et délaissant le modelage en terre, il préfère avoir recours comme pour cette tête au travail sur le plâtre à sec et à la taille directe de la pierre. De ce retour à la pratique de la taille directe, une tendance dont il est un des principaux protagonistes, il tire des volumes plus denses, des formes plus simples, des effets archaïsants d'une grande puissance : la tête frappe par sa conformité à la forme du bloc de pierre, son caractère massif, sa compacité. On peut y voir une sorte de tête mythique, et bien sûr primitive.

Connu par une exposition en 1908, Bernard fut un des seuls sculpteurs français exposé à l'Armory Show à New York (1913), et une rétrospective lui fut consacrée au Salon d'Automne en 1911. Parfaite incarnation de la réaction post-rodinienne, il a frayé une voie indépendante entre l'expressionnisme d'Antoine Bourdelle et le classicisme d'Aristide Maillol.




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