Jean-Baptiste Carpeaux
Les quatre parties du monde

Les quatre parties du monde soutenant la sphère céleste
Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875)
Les quatre parties du monde soutenant la sphère céleste
Vers 1872
Modèle en plâtre
H. 280 ; L. 177 ; 145 cm
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Philippe Bernard


Les quatre parties du monde soutenant la sphère céleste


Le baron Haussmann, le préfet de Paris qui a donné à la ville le visage qu'on lui voit aujourd'hui, commande à Carpeaux en 1867 une fontaine pour le jardin de l'Observatoire. Le sculpteur choisit de représenter les quatre parties du monde tournant autour de la sphère céleste.
Non seulement les quatre allégories dansent une ronde, mais en outre elles tournoient sur elles-mêmes. L'Europe pose à peine les pieds par terre, l'Asie, avec sa longue natte, est presque de dos, l'Afrique est de trois-quarts, l'Amérique, coiffée de plumes, a le corps de profil et le visage de face.

Ce goût pour le mouvement est l'une des caractéristiques de l'art de Carpeaux. Sa nature passionnée était tout le contraire du calme néo-classique.
Ce n'est qu'en 1874, un an avant la mort de Carpeaux, que la fontaine est mise en place après avoir été coulée en bronze.

L'enchevêtrement des jambes a beaucoup déplu au public de l'époque.
Deux des bustes existent en tant qu'oeuvres indépendantes. Carpeaux transforme la Chinoise en Chinois et l'édite en plusieurs matériaux différents. La figure de l'Afrique donne naissance à un buste exposé par Carpeaux avec l'inscription Pourquoi naître esclave. Cette référence à l'abolition de l'esclavage est aussi visible dans la statue : elle porte autour de la cheville la chaîne brisée de l'esclavage sur laquelle l'Amérique pose son pied.




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