Une souscription internationale est ouverte au lendemain des funérailles de Gambetta pour élever un monument public à la gloire du grand homme. La sculpture cherche à mettre en évidence à la fois le grand Français et le grand Républicain alors que la République est encore dans sa phase d'installation. L'oeuvre exalte d'abord le patriote qui a conduit la lutte contre l'envahisseur prussien dans la guerre de 1870-71. Elle rappelle aussi les plus fameux discours de l'orateur républicain, victorieux de ses adversaires monarchistes dans les luttes politiques des années suivantes. Son bras tendu semble montrer la frontière, tandis qu'il prononce un discours dont les propos, gravés au-dessus de sa tête, exhortent les citoyens à la défense du territoire. Au-dessus de lui, un ouvrier, fusil en main, s'enflamme aux paroles de l'orateur. Parmi les figures symboliques, on peut observer l'allégorie des Droits de l'homme au sommet du monument, sur les côtés celle de la Force qui s'appuie sur un faisceau symbolisant l'Union et celle de la Vérité tenant un miroir, tandis que Gambetta est surmonté d'un génie qui l'inspire. Le monument d'une hauteur de 27 m érigé dans la cour Napoléon du Louvre (à peu près à l'emplacement de l'actuelle pyramide) est inauguré le 14 juillet 1888. Les éléments en bronze sont retirés et fondus en 1941 par le gouvernement de Vichy ; Le reste du monument est enlevé en 1954. Des fragments du groupe central sont installés en 1982, à l'occasion du centenaire de la mort de Léon Gambetta, dans le jardin situé derrière la mairie du 20e arrondissement dont il avait été l'élu.
Monument à Léon Gambetta
1884
Maquette en plâtre au I/90
H. 240 ; L. 122 ; P. 98 cm
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / René-Gabriel Ojéda
Monument à Léon Gambetta
Une souscription internationale est ouverte au lendemain des funérailles de Gambetta pour élever un monument public à la gloire du grand homme. La sculpture cherche à mettre en évidence à la fois le grand Français et le grand Républicain alors que la République est encore dans sa phase d'installation. L'oeuvre exalte d'abord le patriote qui a conduit la lutte contre l'envahisseur prussien dans la guerre de 1870-71. Elle rappelle aussi les plus fameux discours de l'orateur républicain, victorieux de ses adversaires monarchistes dans les luttes politiques des années suivantes.
Son bras tendu semble montrer la frontière, tandis qu'il prononce un discours dont les propos, gravés au-dessus de sa tête, exhortent les citoyens à la défense du territoire. Au-dessus de lui, un ouvrier, fusil en main, s'enflamme aux paroles de l'orateur. Parmi les figures symboliques, on peut observer l'allégorie des Droits de l'homme au sommet du monument, sur les côtés celle de la Force qui s'appuie sur un faisceau symbolisant l'Union et celle de la Vérité tenant un miroir, tandis que Gambetta est surmonté d'un génie qui l'inspire.
Le monument d'une hauteur de 27 m érigé dans la cour Napoléon du Louvre (à peu près à l'emplacement de l'actuelle pyramide) est inauguré le 14 juillet 1888. Les éléments en bronze sont retirés et fondus en 1941 par le gouvernement de Vichy ; Le reste du monument est enlevé en 1954. Des fragments du groupe central sont installés en 1982, à l'occasion du centenaire de la mort de Léon Gambetta, dans le jardin situé derrière la mairie du 20e arrondissement dont il avait été l'élu.