48/14, La revue du musée d'Orsay N°02, printemps 1996

48/14 La revue du musée d'Orsay
Collectif, Henri Loyrette, direction
Proust, Menzel, Sauvaire
Musée d'Orsay / Réunion des musées nationaux - 1996
broché
Français
épuisé

 

 

Actualités


Cette rubrique s'ouvre sur un entretien avec Henri Loyrette, directeur du Musée d'Orsay et commissaire de l'exposition Menzel, la névrose du vrai présentée au Musée d'Orsay jusqu'au 28 juillet 1996. Est présentée ensuite l'exposition , la première de cette importance, sur Jacques Offenbach qui se tient au musée d'Orsay. Enfin, les expositions Entre le théâtre et l'histoire. La famille Halévy, retraçant l'histoire de cette famille et les photographies d'Henry Sauvaire au Moyen-Orient terminent la programmation des Actualités.

Etudes


De Beyrouth à Damas : photographies d'Henry Sauvaire (1831-1896)
par Françoise Heilbrun, conservateur en chef et Quentin Bajac, conservateur du musé
L'exposition que le Musée d'Orsay consacre à Henry Sauvaire est l'occasion de se pencher sur une personnalité peu connue de l'histoire de la photographie, avec qui s'abolit la frontière entre expression artistique et projet documentaire. Passionné d'Orient, ce numismate et diplomate français a promené son appareil en Syrie et en Turquie sur les traces des écrivains et des peintres. Cet article voudrait aussi saluer le don généreux de cent quatre-vingt huit pièces fait par les petit-fils de l'artiste, René et Bernard Sauvaire, par l'intermédiaire de la Société des Amis du Musée d'Orsay.

Un prussien à Paris : l'exposition Menzel en 1885
par Rachel Esner historienne de l'art
Eminente figure de la peinture berlinoise, Menzel se fait connaître des français dès l'Exposition universelle de 1855. Il est présent encore à celle de 1867, puis à celle de 1878. C'est alors qu'il est vraiment remarqué par des critiques aussi influents que Charles Blanc, Paul Mantz, Albert Wolff et Edmond Duranty. Chantre de La Nouvelle Peinture (1876), ce dernier va publier en 1880 dans La Gazette des Beaux-Arts deux articles sur ce peintre qui appartient à "la famille de la vérité, de la philosophie morale et de l'observation". Le terrain était donc prêt pour que l'exposition Menzel de 1885 au Pavillon de la Ville de Paris fît événement. Rachel Esner l'étudie ici dans le contexte politique, divisé, de la IIIème République.

Proust, peintre d'Elstir : un catalogue irraisonné
par Thierry Laget, écrivain et essayiste
Proust a pris soin de désavouer par avance les interprétations simplistes d'A la recherche du temps perdu lorsqu'il écrivait : "il n'y a pas de clés pour les personnages de ce livre ou bien il y en a 8 ou 10, pour un seul." Cela vaut pour Swann comme pour Eltsir, le peintre de la recherche. Dernière l'énigme de son nom, derrière les dizaines de tableaux réels qui se superposent aux siens, Eltsir apparaît comme le symbole du génie artistique. A la frontière de la peinture et de la littérature, son oeuvre est un musée imaginaire installé à l'intérieur du roman. Et l'atelier d'Eltsir, qui ressemble tant à l'écritoire de Proust, se présente au lecteur "comme le laboratoire d'une sorte de nouvelle création du monde". Thierry Laget a prononcé au Musée d'Orsay une conférence sur ce thème le 15 avril 1995 dans le cadre du cycle Proust.

Proust et Ruskin. L'exemplaire de La Bible d'Amiens à la Bibliothèque nationale de France
par Anne Borel, secrétaire général de la Société des Amis de Marcel Proust
Henri Bergson, cousin par alliance de Marcel Proust, concluait ainsi sa présentation de La Bible d'Amiens à l'académie des sciences morales et politiques le 28 mai 1904 : "M. Marcel Proust […] a traduit [Ruskin] dans une langue si animée et si originale qu'on ne croirait pas , en lisant ce livre, avoir affaire à une traduction.".
Dans l'exemplaire de l'ouvrage de Ruskin annoté par Marcel Proust pour sa traduction et qu'on découvre aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de France, les signes d'interrogation ponctuent presque chaque page; ils montrent combien Proust a travaillé sue ce livre, et pour cet auteur dont il ne connaissait pas la langue, mais qu'il a aimé et admiré, qui est resté présent dans sa pensée, bien qu'il prétendît s'en détacher, car Ruskin lui a enseigné, comme l'a reconnu Bergson, que "le poète et l'artiste se bornent à transcrire un message divin".

Vie du musée


Nous apprenons de quelles manières s'est constitué le fonds de dessin du Musée d'Orsay, quelle importance a l'encadrement des tableaux et quelle place prennent les productions audiovisuelles du Musée d'Orsay, avec, pour exemple, la sortie de trois nouveaux cédéroms.



Manifestations




Augmenter la taille du texte Réduire la taille du texte Envoyer à un ami Imprimer
Facebook
Google+DailymotionYouTubeTwitter