48/14, La revue du musée d'Orsay N°04, printemps 1997

48/14 La revue du musée d'Orsay
Collectif, Henri Loyrette, direction
Baudelaire, Courbet, Degas
Musée d'Orsay / Réunion des musées nationaux - 1997
broché
Français
épuisé

 

 

Actualités


Cette rubrique s'ouvre sur un entretien avec les commissaires de l'exposition Paris-Bruxelles / Bruxelles-Paris, exposition événement qui illustre le dialogue riche et continu que la France et la Belgique ont entretenu dans la seconde moitié du XIXe siècle. Cette exposition présentée au Grand Palais s'accompagne de diverses manifestations à Orsay.
Enfin une saison romantique s'articule autour de deux expositions (Auguste Préault, sculpteur romantique / Théophile Gautier, la critique en liberté) et d'un programme de cours et conférences s'y rattachant.

Etudes


Baudelaire : mode et modernité
par Robert Kopp, directeur de l'Institut français, université de Bâle
"Au vent qui soufflera demain nul ne tend l'oreille et pourtant l'héroïsme de la vie moderne nous entoure et nous presse." Si au regard de l'histoire Baudelaire passe pour l'inventeur de la modernité, il n'en fut pas le seul promoteur. C'est ce que montre Robert Kopp en situant les textes de Baudelaire, depuis le compte rendu du Salon de 1845 jusqu'au Peintre de la vie moderne en 1863, dans leur entourage immédiat : celui de Stendhal, Balzac, Gautier et, du côté des artistes, Gavarni, Delacroix et Constantin Guys.

Courbet, le portrait du peintre dans son atelier
par Youssef Ishaghpour, écrivain
Peint pour l'Exposition universelle de 1855 mais écarté par son jury et par conséquent exposé en marge, L'Atelier de Courbet n'en finit pas de susciter le commentaire et d'exciter l'analyse. Tel était d'ailleurs le souhait de l'artiste : son vaste tableau ne contient-il pas une esthétique, celle du réalisme, et des implications politiques, puisque y figurent aussi bien Napoléon III que Proudhon ? Le regard que posait sur L'Atelier Youssef Ishaghpour lors de la conférence du 19 octobre dernier est celui d'un essayiste, spécialiste du cinéma et du discours sur l'image.

Degas critique de La Jolie Morte
Par Pierre Lartigue, romancier et essayiste
Paul Valéry l'a dit dans un livre mémorable : le monde de la danse est consubstantiel à l'art de Degas, observateur de la vérité des corps, grâce et disgrâce indifféremment. Mêlant document et fiction, le poète et romancier Pierre Lartigue scrute à son tour le peintre et les transformations qu'il fit subir à la ballerine romantique. Ce texte est issu d'une conférence prononcée au musée d'Orsay le 12 octobre 1996 dans le cadre du cycle Regards d'écrivains.

Comment on marche. De l'exactitude dans l'instant.
Par Michel Frizot, directeur de recherche au CNRS
L'ambition de restituer le mouvement réel du corps humain a précédé le cinéma? Voire la chronophotographie de Muybridge, Marey ou Albert Londe. On la décèle par exemple chez un artiste comme Caillebotte, très au fait de la recherche photographique. Michel Frizot analyse à travers ces exemples et d'autres la façon dont évolue depuis le début du XIXe siècle la représentation de la marche. Cette conférence prenait place le 14 octobre 1995 dans le cycle Cinéma, nouvel art.

Vie du musée


Nicole Savy, dans un entretien avec Jacques Rigaud, président de l'Etablissement public du musée d'Orsay, évoque les années de préfiguration du musée. Puis sont présentés un film coproduit par Orsay Napoléon III et un guide pour enfants Victor et Juliette au musée d'Orsay.



Manifestations


Paris, Galeries nationales du Grand Palais



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