

Jusqu'au 31 mai 2010, une sélection de productions d'enfants réalisées au cours d'ateliers en lien avec des expositions récentes est présentée ici.
Elle sera remplacée le 1er juin 2010 par une nouvelle sélection.
Le voyage en Italie, c'est le pèlerinage initiatique au pays des chefs-d'oeuvre. Trois petits tours, un grand tour, et puis s'en vont les touristes. Beaucoup inclinent pour les ruines, comme les peintres ; d'autres penchent pour les tours : campanile de Pise, de Venise ou de Trévise, et font des clichés, sous le charme de la poésie des vieilles pierres.
Dans l'atelier, les enfants ne se gondolent pas : ils mettent la main à la pâte et réinventent l'antique. Les caprices, c'est fini ! Qui sait s'ils ne sont pas les primitifs d'une nouvelle Renaissance ?
Comment devenir sculpteur dans l'ombre de Rodin le titan ? C'est la question que se posent après 1900 la jeune génération des Bourdelle, Maillol, Brancusi, Archipenko, Lehmbruck... Leur réponse : en revenant à la forme simple et lisse : sphère, cylindre. À la beauté d'une élégante ligne courbe tendue comme un arc ; à l'harmonie du vide et du plein...
Dans l'atelier, les enfants n'essuient pas les plâtres. Ils entrent dans la fabrique des géants et façonnent le concave et le convexe. Les voici devenus les Pygmalion de statues pleines de vie.
En 1933, l'artiste Max Ernst trouve une mine pour son inspiration : des albums du XIXe siècle illustrés de gravures. Il y puise des flots d'images qu'il découpe et assemble pour créer des rapprochements insolites, des rencontres extraordinaires. Il compose ainsi des collages où se côtoient le merveilleux et le bizarre, qu'il publiera dans un livre intitulé Une semaine de bonté.
Dans l'atelier, les enfants attrapent une heure de colle (pour s'être trop amusés). Ils découpent des gravures anciennes et inventent des assemblages surprenants, poétiques, fantastiques. Un atelier surréaliste !
Pour le peintre James Ensor, la comédie humaine se présente sous un masque de farce : c'est un carnaval bouffon, un bal masqué, un extravagant défilé de nigauds et de canailles. Dans ses tableaux se bouscule une foule de personnages excentriques, grotesques et ricanants. Lascar académie. De qui se moque-t-on ? Et de qui sommes-nous les marionnettes déguisées ?
Dans l'atelier, les enfants paradent, grimés. Il faut voir les choses en farce : hilare est la manière. Sur le mode burlesque, ils envisagent de faire bonne figure. On s'en sort bien.