Ces visites sont accessibles aux sourds et aux malentendants. Elles s'appuient sur l'observation d'une dizaine d'oeuvres concernant le thème choisi.


Exposition du 13 septembre 2011 au 15 janvier 2012
Visites du 20 septembre 2011 au 7 janvier 2012
Cette exposition explore le mouvement esthétique qui, dans l'Angleterre de la seconde moitié du XIXe, se donne pour vocation d'échapper à la laideur et au matérialisme de l'époque. Peintres, poètes, décorateurs et créateurs définissent un art libéré de la moralité victorienne, et non dénué de sensualité. Des années 1860 à la dernière décennie décadente du règne de la Reine Victoria, qui s'éteint en 1901, ce courant est étudié à partir des oeuvres emblématiques de Dante Gabriel Rossetti, Edward Burne-Jones et William Morris, James McNeill Whistler et Oscar Wilde, dans des domaines variés : la peinture, les arts décoratifs, la littérature et même le vêtement.
La découverte du musée d'Orsay, de son architecture, des partis pris de présentation de ses collections et de quelques œuvres majeures, conduit à s'interroger sur le rôle d'un musée et la mise en scène de l'histoire de l'art.
Le XIXe siècle est marqué par l'effervescence créative et la vigueur des affrontements d'écoles : académisme, réalisme, naturalisme, impressionnisme, symbolisme...
La peinture académique est contestée par les peintres réalistes et par de jeunes artistes qui, avec Manet, bousculent les critères traditionnels du bon goût et jettent les bases de la peinture moderne.
A partir du 15 août 2011
A partir des années 1880, une génération d'artistes marqués par l'expérience impressionniste invente de nouvelles manières de peindre. Les tendances explorent de multiples voies, qui annoncent les audaces du XXe siècle.
Les multiples commandes pour l'ornement des lieux publics urbains suscitent une véritable statuomanie. Cependant, de nombreux sculpteurs s'affranchissent des contraintes de la commande et innovent dans les sujets, les matériaux et les techniques.
Sous le second Empire, les artisans d'art réinterprètent les styles ornementaux du passé (Moyen Age, Renaissance, XVIIIe siècle...) ou ceux de civilisations lointaines (Japon, Orient...). A la fin du siècle, l'Art Nouveau, qui se réfère à la nature, cherche à réconcilier le beau et l'utile.
Concurrencé par la photographie, le genre du portrait s'adapte aux goûts et aux attentes de la clientèle bourgeoise. Les Modernes délaissent la ressemblance embellie au bénéfice d'une liberté de ton dans l'évocation du modèle ; celui-ci est souvent impliqué dans une tranche de vie.
Le corps humain est un sujet de prédilection en sculpture. Au XIXe siècle, les canons antiques cèdent du terrain à la représentation de corps plus naturels, souvent en mouvement : danse, travail, sport...
La couleur, longtemps considérée comme l'accessoire du dessin, prend sa revanche au XIXe siècle. A la faveur du plein air, les impressionnistes suggèrent par la couleur à la fois la lumière et l'atmosphère, l'espace et la profondeur, avant que leurs successeurs ne l'exaltent pour son pouvoir expressif.
A partir de la 2nde
La mythologie antique, base de la culture classique, est une source dans laquelle peintres et sculpteurs continuent de puiser un répertoire de sujets, qu'ils adaptent aux goûts et aux idées du XIXe siècle et transposent dans un style moderne.
De la 6e à la 3e
La mythologie, l'histoire, les légendes constituent un répertoire dans lequel peintres et sculpteurs ont longtemps puisé leurs sujets. Les enfants découvrent à travers les oeuvres présentées différents types de narration.
Peintres et sculpteurs dans leurs ateliers : comment travaillent-ils ? Quelles relations entretiennent-ils avec le public, les clients et les marchands ? Quel regard porte sur eux la société ?
Les peintres attachés à la réalité quotidienne - notamment celle du travail - s'opposent aux artistes épris d'idéalisme. Le réalisme est à son apogée avec les paysagistes de Barbizon, Millet et Courbet avant d'évoluer sous l'appellation de naturalisme.
A la faveur de l'observation directe de la nature, sur le motif, la peinture de paysage devient au XIXe siècle un genre majeur. Les campagnes inspirent toujours, mais de nouveaux territoires sont explorés : littoral, villes et banlieues, sans négliger les activités humaines qui s'y déroulent.
Bêtes sauvages, bêtes de somme ou compagnons familiers, les animaux sont partout, sans oublier les monstres fabuleux. A la tradition symbolique vient s'ajouter le développement de l'histoire naturelle et de la zoologie.
Plusieurs maquettes permettent de découvrir l'architecture de l'Opéra et son implantation dans le quartier transformé par Haussmann. La Danse de Carpeaux est l'emblème de ce nouveau monument dédié à l'art total. De son côté, Degas scrute la vie sur scène et dans les coulisses des salles d'opéras.
L'Orient imaginaire des rêveries, bientôt relayé par l'Orient réel, exploré et visité, du Maghreb au Proche-Orient, stimulent nombre d'artistes du XIXe siècle. D'autres élaborent des conceptions plastiques novatrices, transposées de civilisations lointaines, du Japon à la Polynésie.
A partir de la 2nde
Les relations entre artistes et gouvernants, toujours complexes, se posent avec une acuité nouvelle dans les années 1848-1914, époque de troubles et de révolutions. La contestation devient une attitude fréquente de l'artiste, en quête d'autonomie pour lui-même et pour son art, même si perdure la tradition de glorification du pouvoir, impérial ou républicain.
Du milieu du XIXe siècle au tournant du XXe, la France attire de nombreux artistes étrangers. Paris n'est cependant pas le seul foyer artistique d'Europe : Bruxelles, Barcelone, Vienne et Munich sont aussi des capitales culturelles actives et attractives. Découvrons-les aux travers des oeuvres du musée d'Orsay.
A partir de la 4e
La France vit d'importantes mutations économiques, sociales et techniques au cours des années 1848-1914 : exode rural, urbanisation, révolution industrielle. Les artistes ne peuvent l'ignorer, qu'ils en témoignent concrètement ou que ces mutations modifient leur regard et leur style.
Le XIXe siècle, en cours de laïcisation, voit les oeuvres d'art consacrer l'héroïsation d'hommes ou de femmes remarquables du passé national ou du temps présent : chefs militaires et politiques (de Jeanne d'Arc à Napoléon), mais aussi savants (Pasteur, Péan…), écrivains (Balzac, Hugo) ou comédiennes (Sarah Bernhardt).
Dans la peinture, l'enfant est souvent associé à l'innocence. Mais son statut évolue dans la société du XIXe siècle : son importance s'accroît au sein d'une intimité familiale elle-même de plus en plus valorisée. Ces transformations ont-elles influencé le regard des artistes ?
Muse ou égérie des artistes, modèle esthétique, artiste, intellectuelle, mais aussi être social en lutte pour la reconnaissance de ses droits... Au XIXe siècle, les femmes tiennent tous ces rôles. Qu'en est-il de leurs représentations artistiques ?