Justine de Sade

Réalisation : Jess Franco
Etats-Unis Italie, 1969, 90 mn
VOST

Scénario : Harry Alan Towers
Avec : Klaus Kinski, Romina Power, Akim Tamiroff

A la mort de ses parents, Justine est livrée à elle-même et découvre alors la cruauté du monde extérieur et de la perversité humaine.

Jess Franco est le cinéaste qui a le plus souvent adapté Sade, souvent en transposant très librement ses oeuvres. Malgré quelques libertés, il s'agit là de son adaptation la plus fidèle. Lui qui tourna souvent avec très peu d'argent, bénéficia ici d'un budget plus important qui lui permit de réaliser une reconstitution minutieuse. Ce luxe entrava aussi un peu la liberté dont font preuve la plupart de ses films, en particulier dans les scènes sexuelles, l'obligeant à édulcorer certains aspects du roman. Par ailleurs, la production lui imposa la jeune Romina Power (18 ans à l'époque), fille de Tyrone Power, pour incarner le rôle titre, une actrice que le cinéaste trouvait beaucoup trop indolente pour le rôle. Mais il sut tirer partie de ces contraintes, et réussit là l'une des plus belles adaptations cinématographiques de Sade. En tant qu'anarchiste espagnol et anti-franquiste, c'est dans les scènes avec des représentants du clergé qu'il se montre le plus virulent. Le film commence par l'arrivée de Sade en prison, puis on le reverra à plusieurs reprises élaborant son ouvrage dans une cellule, visité par ses propres personnages ou commentant leurs aventures. Il est ici incarné par Klaus Kinski, dont le visage reflète parfaitement la rage et les tourments qui animent l'écrivain.




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