Queen Kelly

Réalisation : Erich Von Stroheim
Etats-Unis, 1928, 101 min

Film muet avec accompagnement musical.
Piano : Gaël Mevel ; violoncelle : Agnès Vesterman.
Avec : Gloria Swanson, Walter Byron, Seena Owen

Le prince Wolfram, soldat libertin, tombe amoureux de l'ingénue Kelly alors qu'il doit épouser la cruelle reine Regina V...

André Bazin qualifia Erich Von Stroheim de "marquis de Sade du cinéma". Il est vrai que la plupart des scénarios du cinéaste pourraient s'intituler "Les crimes de l'amour", et chez lui comme chez Sade, la vertu est toujours source de malheur dans un monde dominé par les pulsions et la volonté de pouvoir. Dans Queen Kelly, Kelly est une sorte de Justine dont divers bourreaux profiteront de l'innocence. Et de l'amour, elle ne verra que des simulacres grotesques et humiliants. Par ailleurs, Stroheim distille durant tout le film un érotisme toujours doublé de sarcasme ou de cruauté. Comme l'a écrit Jacques Lourcelles : "L'innocence (chez les personnages) et l'érotisme (dans l'atmosphère générale du film) ont chez Stroheim un point commun : ils ont besoin de ce qui les corrompt". Cette définition vaut aussi pour Sade.




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