Le corps et le fouet (La frusta e il corpo)

Réalisation : Mario Bava
Italie-France, 1963, 85 min
VOST

Scénario : Ernesto Gastaldi, Ugo Guerra, Luciano Martino
Avec : Christopher Lee, Daliah Lavi, Tony Kendall

Le baron Kurt Menliff rentre dans son château après un long exil. Il y fera régner la terreur, de son vivant comme après sa mort...

Le fouet apparaît ici comme un instrument de plaisir autant que de soumission, et la relation entre le Baron Menliff et l'héroïne est clairement sado-masochiste. De plus, il y a une grandeur sadienne chez le baron, dans sa façon d'assumer souverainement sa cruauté face à une famille qui a tenté de le bannir et dont l'hypocrisie est peut-être aussi condamnable que son cynisme. Par ailleurs, le film s'avère plus complexe qu'il n'y paraît, puisque ce que l'on prend d'abord pour un fantôme n'est probablement qu'un fantasme de l'héroïne qui pourrait alors dire comme Sade (dans une lettre à sa femme) : "Vous m'avez fait former des fantômes qu'il faudra que je réalise". Mario Bava ne se contente donc pas de créer un parfait personnage sadique et sadien, il montre aussi le profond pouvoir érotique qu'il peut exercer sur ses "victimes". Le corps et le fouet est moins un film fantastique qu'un film sur le désir et ses pouvoirs, par delà la morale et la mort.

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