En musique, comme en peinture ou en littérature, la quête d'un passé glorieux qui puisse nourrir le présent, s'impose à travers la résurrection de Purcell et ses contemporains, de Haendel et la tradition de l'oratorio où Wagner entendra le véritable esprit de la culture musicale anglaise. Une culture préservée grâce aux maîtrises qui intègrent l'apprentissage de la musique à l'éducation générale dans les universités. De ce point de vue, le rapport à la langue anglaise est ce qui réunit musique sacrée et musique profane en une alliance qui privilégie une vision toute particulière de cet art.
Des oeuvres d'Elgard, Stanford, Dyson, Holst, Vaughan Williams, on retiendra l'image d'un pèlerinage spirituel, nourri des traditions nationales, voire topographiques des Iles britanniques, recherchant dans le génie poétique de Blake, Tennyson, Rossetti, les fruits précieux d'une insularité revendiquée.






