Max Ernst et le XIXe siècle

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2009

Max ErnstL'eau© Adagp, Paris, 2009
L'univers pictural et intellectuel de Max Ernst est largement tributaire du XIXe siècle. L'oeuvre typographique composée à New York en 1941 pour le magazine View en est l'une des preuves les plus marquantes. Elle nous fait pénétrer dans le panthéon de ses ancêtres spirituels. Parmi les écrivains, ceux du XIXe siècle dominent: Lautréamont y figure en grandes lettres aux côtés de Rimbaud, Carroll, Novalis et Heine, pour n'en citer que quelques-uns. L'imagerie populaire du XIXe siècle, répertoire dans lequel Max Ernst explore toutes les possibilités d’aliénation, est la source de ses romans-collage La Femme 100 têtes (1929), Jeune fille qui voulut entrer au Carmel (1930) et Une Semaine de bonté (1934). A travers les différents exemples choisis, Werner Spies montre comment l'aliénation détrône les valeurs acquises et les idées reçues, faisant éclater les "figurations éruptives" (Joë Bousquet) de l'artiste surréaliste. La conférence s'inscrit dans le cadre du colloque Le Splendide XIXe siècle des surréalistes : héritages et détournements  (25 et 26 juin 2009).

En partenariat avec le Centre allemand d'histoire de l'art (CAHA), Paris

le 25 juin 2009
Musée d'Orsay
Auditorium niveau -2

Accès libre et gratuit par l'entrée C
Fermeture des portes 20 minutes après le début de la conférence

Werner Spies, ancien directeur du Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, commissaire de l'exposition Max Ernst "Une semaine de bonté", les collages originaux



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jeu. 25 juin 2009 - 18h30
Musée d'Orsay
Auditorium niveau -2

Durée : 1h09

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