Paris au temps des impressionnistes, 1848-1914.
Les chefs-d'oeuvre du musée d'Orsay à l'Hôtel de Ville.

ARCHIVE
2011

Jean-Louis ForainAu café de la Nouvelle Athènes© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Jean-Gilles Berizzi
Le nouveau Paris et la vie qu'il a engendrée sont au centre des préoccupations artistiques des années 1850-1914. La ville haussmannienne donne aux artistes de nouveaux motifs. Elle les conduit à une autre vision de la vie urbaine, traduite, pour les plus grands d'entre eux, au moyen d'expressions picturales inédites. Le regard et l'interprétation de la ville changent : Paris est saisi comme une entité mouvante, et les artistes négligent l'étude des monuments ou de l'anecdote, à la recherche de ce "merveilleux moderne", de cette poésie urbaine dont Baudelaire s'était fait le héraut. Les transformations de Paris engendrent de grands bouleversements dans le mode de vie de ses habitants; cafés et cafés-concerts, brasseries, bals, cirques, opéras et théâtres, parcs et jardins publics, courses se multiplient, fournissant autant de thèmes aux artistes à la recherche de cette "beauté mystérieuse" et involontaire déposée par la vie des hommes...

Jongkind et Lépine, Manet et Degas, Monet et Renoir, Caillebotte et Pissarro vont tous se passionner pour la ville et la vie de Paris, soulignant sa modernité. Gauguin et Van Gogh, Signac, Luce, puis Bonnard et Vuillard l'explorent aussi, parfois jusque dans sa vie souterraine avec la création des premières lignes de métro à partir de 1900. A la même époque d'autres s'intéressent à la société mondaine qui se retrouve sous les dorures des hôtels particuliers. Les scènes de bal et les portraits de Béraud, De Nittis, Boldini ou Blanche apportent ainsi un contrepoint aux représentations du Paris populaire vers lequel se tournait plus volontiers l'avant-garde de l'époque.

Commissaire

Caroline Mathieu, conservateur en chef au musée d'Orsay


Augmenter la taille du texte Réduire la taille du texte Envoyer à un ami Imprimer
Facebook
Google+DailymotionYouTubeTwitter