Musée d'Orsay: Frédéric Bazille (1841-1870). La jeunesse de l'impressionnisme.

Frédéric Bazille (1841-1870). La jeunesse de l'impressionnisme.

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Claude MonetPortrait de Bazille© Musée Fabre de Montpellier Méditerranée Métropole - photographie Frédéric Jaulmes
Les années 1860 furent sans doute parmi les plus décisives de l'histoire de l'art. Là, une poignée de tempéraments indépendants, Manet, Monet, Renoir, Sisley, Degas, Cézanne, etc., ambitionnent de rénover la peinture et s'engagent dans des chemins jamais empruntés auparavant.
Parmi eux, le Montpelliérain Frédéric Bazille.

Si sa personnalité nous est bien connue grâce à l'abondante correspondance qu'il nous a laissée, son rôle dans la naissance de la "Nouvelle Peinture" (Duranty) a souvent été réduit à celle du dilettante compagnon de route et occasionnel soutien matériel des futurs impressionnistes.
"Bazille était le mieux doué, le plus aimable dans tous les sens du mot", dira pourtant son ami Edmond Maître au lendemain de sa mort au combat en 1870.

Contrarié dans sa formation d'artiste par des études de médecine, Bazille réalise, en à peine sept ans de carrière, un nombre important de chefs-d'oeuvre qui n'ont rien à envier à ceux de ses amis plus précoces.
Mû par des désirs parfois contradictoires – satisfaire les attentes d'une famille bourgeoise, prendre part à la révolution artistique en cours –, Bazille est le fruit original d'un milieu protestant languedocien et d'un tempérament passionné.

Pierre-Auguste RenoirFrédéric Bazille© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Son oeuvre est bien "de jeunesse" – ambitieuse, inventive, idéaliste, révoltée –, chaque nouvelle toile est un défi, un échec ou une victoire. "J'espère bien, disait-il, si je fais jamais quelque chose, avoir au moins le mérite de ne copier personne".
La peinture de Bazille porte avec elle la puissante lumière des paysages de son Midi natal, mais aussi l'ombre de ses doutes et l'inertie de sa mélancolie.

Partagée entre l'effervescente vie artistique parisienne l'hiver et le farniente des étés languedociens, la courte vie de Frédéric Bazille se devait d'être enfin honorée par une rétrospective internationale.
Cette exposition – la première organisée par un musée national français – est le résultat d'une collaboration entre le musée d'Orsay, le musée Fabre de Montpellier et la National Gallery of Art de Washington.

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