Une passion française. La collection Marlene et Spencer Hays

1

2

3

4

Arts graphiques : Pont-Aven et Nabis

Edouard VuillardBiana Duhamel dans le rôle de Miss Helyett© Photo John Schweikert
Spencer Hays, qui est passionné de dessin, possède plusieurs centaines de feuilles dont des raretés de l'Ecole de Pont-Aven et des Nabis, collectées depuis plus de trente ans. Parmi celles-ci, se trouve une étude préparatoire grandeur nature pour un panneau du Paravent des nourrices, frise de fiacres, oeuvre de jeunesse de Bonnard, accompagnée d'une esquisse de l'ensemble en format réduit.

Spencer Hays apprécie la spontanéité du dessin, sa capacité à créer l'émotion avec des moyens réduits et un support fragile, papier ou carton. Il a un penchant pour les oeuvres singulières, comme les projets d'affiches et de partitions illustrées, réalisés à l'aquarelle par Bonnard, ou encore l'étude pour la couverture de la revue mensuelle, L'Image, par Toulouse-Lautrec.
Vuillard est à ses yeux l'artiste le plus doué pour évoquer une atmosphère intimiste et faire entrer le spectateur à l'intérieur de la vie de ses personnages comme les acteurs sur la scène. Au temps où il était régisseur du théâtre de l'Oeuvre, il réalisa de nombreux portraits d'acteurs dont l'inoubliable Biana Duhamel dans le rôle de Miss Helyett.

Vanités

Gustave CaillebotteNature morte au homard© Droits réservés
La collection Hays réunit un nombre important de natures mortes et de portraits représentant des personnages célèbres ou oubliés, des peintres et des sculpteurs.
Dans les années 1990, Les Hays s'intéressent à Fantin-Latour, séduits par la sensualité de sa touche et la vérité des textures de ses natures mortes. Héritier d'un métier classique proche de Chardin, le peintre évolue vers la modernité au contact de Manet. Sa Tranche de melon sur fond sombre, véritable portrait d'un fruit, dialogue harmonieusement avec celui de l'artiste par lui-même.

Une place d'honneur est réservée dans la salle à manger de l'appartement de New York au Homard peint par Caillebotte en 1883. Présenté directement sur le marbre d'une table, il figure comme une allégorie du goût, une ode à la gourmandise simple et raffinée que partagent Français et Américains pour ce crustacé.

1

2

3

4


Augmenter la taille du texte Réduire la taille du texte Envoyer à un ami Imprimer
Facebook
Google+DailymotionYouTubeTwitter