Félicie de Fauveau. L'amazone de la sculpture.

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Félicie de FauveauSaint Michel terrassant le dragon© Photostudio Schneider

La religion de l'âme

Fauveau est fascinée par le gothique et plus généralement par l'art religieux du Moyen Age, dont la pureté archaïque qu'elle désigne comme "primitivisme" convient à l'expression de ses sentiments religieux. Sa profonde religiosité commande tout son art qui compte de nombreux objets liés à la dévotion privée.
Elle élève le bénitier domestique, présent à foison dans les intérieurs, au rang d'objet précieux destiné à sa riche clientèle. "J'espère que le Diable m'en voudra de cette série singulière" écrit-elle à la comtesse de La Rochejaquelein.

Le type du Bénitier à l'ange est élaboré avant même son arrivée à Florence. Devant un bâtiment roman à deux tourelles, un ange étend une aile pour protéger la vasque d'eau bénite, sous laquelle se nichent des oiseaux et plantes aquatiques, accompagnés du vers du psaume 16 "Sub umbra alarum tuarum protege me", "Protège-moi sous l'ombre de tes ailes".
Pour la princesse Sophie d'Arenberg, Fauveau conçoit le modèle du bénitier destiné à l'adoration de la croix, présentée par un ange aux ailes déployées. Enfin, le bénitier de saint Louis s'adresse à la piété des catholiques légitimistes. Etonnamment, Fauveau ne réalise que peu d'objets pour des églises : le Christ en croix de Saint-Aubin-de-Baubigné, "sur une belle croix à la Giotto", en est un rare exemple.

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