Max Ernst "Une semaine de bonté" - les collages originaux

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Dessin
Max ErnstDeuxième poème visible 1© ADAGP, Paris © Photo Peter Ertl.
Vendredi
Elément : La vue
Exemple : L'intérieur de la vue
Trois poèmes visibles
"Si trois est plus grand que 6, faites un cercle autour de la croix, et si l'eau éteint le feu, tracez une ligne du sceau à la bougie, en passant au-dessus du couteau, puis faites une croix sur l'échelle." Prof. O. Decroly et R. Buyse (Les tests mentaux).

Aux scènes mouvementées des suites précédentes succèdent ici des images pour la plupart emblématiques. Pour certaines planches, Ernst revient à une manière de procéder qu'il a surtout utilisée au début de sa carrière : le "collage synthétique". Ces compositions sont faites d'éléments hétérogènes placés sur une feuille blanche. Pour les relier entre eux, l'artiste complète les espaces intermédiaires à l'encre ou au crayon, créant en règle générale une scène qui évoque un large paysage.



Premier poème visible
"Et j'oppose à l'amour
Des images de toutes faites
Au lieu d'images à faire."
Paul Eluard (Comme deux gouttes d'eau)

Deuxième poème visible
"Un homme et une femme absolument blancs." André Breton (Le revolver aux cheveux blancs)

Dessin
Max ErnstLa clé des chants 1© ADAGP, Paris © Photo Peter Ertl.
Samedi
L'élément : Inconnu
Exemple : La clé des chants
"…………
…………
…………
…………"
Pétrus Borel (Was-ist-das)

Dans cette ultime partie, des femmes en transe quittent leurs lits et leurs chambres à coucher pour s'envoler. Toute pesanteur, caractéristique de la réalité, est abolie. A travers ces figures cambrées, Max Ernst illustre la fascination surréaliste pour l'hystérie, maladie libératrice et inspiratrice : "Gloire […] à l'hystérie et à son cortège de femmes jeunes et nues glissant le long des toits. Le problème de la femme est, au monde, tout ce qu'il y a de merveilleux et de trouble" (André Breton, Manifestes du surréalisme, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1962).

Jusqu'à l'an dernier, les collages originaux d'Une semaine de bonté, que Max Ernst a conservé sa vie durant, n'avaient été exposés qu'une fois dans leur intégralité (moins cinq planches, sans doute jugées trop blasphématoires). C'était en mars 1936 au Museo Nacional de Arte Moderno de Madrid, juste avant que n'éclate la guerre civile espagnole. Cette exposition est donc une formidable occasion de remettre en lumière l'un des secrets les mieux gardés et l'une des oeuvres majeures de l'art surréaliste du XXe siècle, dans laquelle s'exprime toute la volonté de Max Ernst de transgresser les catégories constituées et d'abolir les frontières entre les genres.

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