Victor Baltard (1805-1874). Le fer et le pinceau

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Une construction devenue modèle

BH Cie / ProvostVue intérieure du pavillon central des Halles© Musée Carnavalet / Roger-Viollet
Le succès architectural des halles leur vaut d'être abondamment copiées, tant en France qu'à l'étranger. Adoptant des matériaux industriels standardisés – le métal, le verre et la brique – ainsi qu'une composition modulaire permettant de réduire les coûts et de rentabiliser au maximum les espaces, leur système de construction est facile à imiter.
Baltard publie en 1863 la Monographie des halles centrales de Paris qui favorise la connaissance du bâtiment dans les milieux professionnels. Elle comprend 35 planches soigneusement dessinées et donne tous les détails de la construction, de l'insertion urbaine aux éléments métalliques en passant par l'aménagement des boutiques. 

Vingt ans après l'inauguration des pavillons Est, les halles font plus que jamais office de modèle : à l'Exposition universelle de 1878, l'entreprise Joly présente une magnifique maquette, copie presque conforme d'un de ses pavillons.

Dans les églises parisiennes

Charles MarvilleSaint Augustin© Musée d'Orsay / Patrice Schmidt
Avec sa double formation de peintre et d'architecte, Baltard est particulièrement qualifié pour exercer ses premières fonctions, celles d'inspecteur des Beaux-Arts de la Ville de Paris.
A ce titre, il supervise pendant plus de trente ans le décor des églises paroissiales de la capitale. Veillant à l'alliance nécessaire entre architecture et décoration, il fait travailler des peintres réputés et contribue à la conception du mobilier, des ornements, ou encore des vitraux. 

La plus importante et la plus harmonieuse de ses réalisations dans ce domaine est le décor de l'église Saint-Germain-des-Prés conçu avec son proche ami le peintre Hippolyte Flandrin. A partir de 1848, en tant qu'architecte des églises de Paris, il est aussi appelé à entretenir, restaurer, aménager ou agrandir ces édifices religieux.
Ces expériences trouveront leur point d'aboutissement avec la construction de l'église Saint-Augustin où Baltard associera l'emploi du métal à un harmonieux décor.

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