Au-delà de l'impressionnisme : naissance de l'art moderne

Tableau
Henri RousseauLa charmeuse de serpents© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
La dernière exposition du groupe impressionniste, en 1886, est le symbole même des dissensions qui agitent ses membres, aboutissement d'une lente désagrégation de l'idéal commun qui les avait réunis dans les années 1870: peindre en plein air, sur le motif, en couleurs claires, des sujets de la vie moderne.

Une nouvelle génération d'artistes rejette l'expression "naturelle" du paysage : cette année-là, Gauguin se rend pour la première fois à Pont-Aven, en quête de "sauvage", de "primitif", Van Gogh arrive à Paris, Cézanne est à Aix-en-Provence depuis 1879, région "si éminemment plastique" qui correspond à son tempérament et ses recherches.
Unis par le désir de créer un art plus approprié à leur époque, Bonnard, Vuillard et ses amis s'appellent, non sans humour, "Nabis" (prophètes), et cherchent à retrouver la "saveur de la sensation primitive", remettant en question la perspective traditionnelle venue de la Renaissance italienne. Tournés vers le rêve et l'inconscient, Redon et les symbolistes inventent un autre monde, célébré par Apollinaire et toute l'avant-garde littéraire, la vie du modeste Douanier Rousseau est transfigurée par le souffle de son imagination. Georges Seurat, Paul Signac ou Henri-Edmond Cross mènent des recherches élaborées sur la couleur et la lumière.
Tous refusent la "bête imitation" des naturalistes comme des impressionnistes.

Ces expériences si personnelles sont communément regroupées sus le nom de post-impressionnisme. Mais la situation est beaucoup plus complexe qu'on ne l'imagine, les artistes de cette période ne se détournent pas toujours de l'exemple de leurs aînés, et alternent, selon leur évolution, rejet ou admiration.

A travers plus de soixante-dix tableaux, dessins et sculptures du musée d'Orsay, l'exposition Au-delà de l'impressionnisme : naissance de l'art moderne révèle les transformations esthétiques et culturelles qui ont marqué le Paris artistique de la fin du XIXe siècle.

Commissaire

Caroline Mathieu, conservateur en chef au musée d'Orsay

3 mai - 31 août 2014

Séoul, National Museum of Korea

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