Musée d'Orsay: Palais de l'idéal : François Garas et ses "Temples pour les religions futures"

Palais de l'idéal : François Garas et ses "Temples pour les religions futures"

Dessin
François GarasTemple à la pensée dédié à Beethoven© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
François Garas (1866-1925), architecte mystérieux dont on sait peu de choses, obtient son diplôme en 1894 et participe jusqu'en 1914 - date à laquelle il se retire -, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Il y présente des compositions utopiques, des Intérieurs d'artistes ou des Temples pour les religions futures, dédiés à Beethoven, Wagner, la Vie, la Mort, la Pensée mais aucun de ses projets ne sera réalisé. Exaltées, oniriques, les oeuvres de Garas cherchent à traduire en architecture des idées, des sensations, ou des rythmes musicaux.


Lié d'amitié avec Tony Garnier (1869-1948) et Henri Sauvage (1873-1932), il participe, avec eux et en compagnie d'architectes rebelles, à une exposition organisée en 1896 par Le Barc de Boutteville, sous l'égide de Frantz Jourdain, intitulée Impressions d'architectes.

Il se fait remarquer à chaque Salon et Arsène Alexandre, journaliste au Figaro, l'un des plus sévères critiques d'architecture, fait ainsi son éloge en 1899 : "Au Champ de Mars, il n'y a guère, en fait d'oeuvres vraiment neuves, que le projet de temple, fantastique et puissant, de M. Garas". En opposition à l'univers matérialiste de ses contemporains, il se réfugie dans un monde irréel et sans contrainte, laissant libre cours à sa rêverie, et se consacre au culte du Beau, de l'Art et de l'Absolu, pour, finalement, se perdre dans l'infini de ses créations.

Commissaire


Caroline Mathieu, conservateur en chef au musée d'Orsay

16 mars - 13 juin 2004
Musée d'Orsay

pavillon amont


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