


Les oeuvres présentées ici le sont à titre indicatif. Le conférencier qui conduit le groupe est libre de choisir celles qui soutiennent sa démonstration.
La découverte du musée d'Orsay, de son architecture, des partis pris de présentation de ses collections et de quelques œuvres majeures, conduit à s'interroger sur le rôle d'un musée et la mise en scène de l'histoire de l'art.
A partir de quelques chefs-d'oeuvre, la visite propose une vision d'ensemble des collections du musée, de la peinture aux arts décoratifs.
Les principaux courants picturaux, depuis l'émergence du réalisme vers 1848, sont abordés à travers une sélection d'oeuvres représentatives.
Le XIXe siècle est jalonné de tableaux et de sculptures qui défraient la chronique. Ces oeuvres provocatrices ne sont pas le seul fait des avant-gardes. Le Salon, où il faut attirer l'attention du public, appelle le scandale.
Réagissant à l'académisme des salons, des réalistes comme Courbet ou des impressionnistes comme Manet s'attachent à renouveler formes et sujets, dans une ébullition extrême de talents divers. Gauguin, Van Gogh, puis Cézanne élargiront cette brèche, interprétant à leur façon la "modernité" célébrée par Baudelaire.
Les multiples commandes pour l'ornement des lieux publics urbains suscitent une véritable statuomanie. Cependant, de nombreux sculpteurs s'affranchissent des contraintes de la commande et innovent dans les sujets, les matériaux et les techniques.
La volonté de peindre en plein air incite les peintres à éclaircir leur palette et à utiliser la couleur avec une plus grande liberté de touche et de matière.
Le monde des objets d'art s'est redéfini en profondeur entre les années 1850, marquées par le foisonnement des références historiques, et les années 1890, qui voient l'émergence de l'Art Nouveau.
Les peintres de la réalité s'opposent à partir des années 1840 aux tenants de l'idéal ou du rêve. Ce courant connaît son apogée avec l'école de Barbizon, Millet et Courbet avant de s'assagir dans le naturalisme des années 1880.
L'impressionnisme, dans sa conquête d'une peinture franche et claire, renouvelle non seulement le paysage et la scène urbaine mais aussi le portrait ou la nature morte.
De Van Gogh à Matisse, une nouvelle génération d'artistes multiplie, à partir de 1880, les expériences et manières de peindre dans l'héritage de Monet et Renoir.
Le monde des objets d'art s'est redéfini en profondeur entre les années 1850, marquées par le foisonnement des références historiques, et les années 1890, celles de l'Art Nouveau et de l'industrie.
En réaction à toutes les formes de réalisme, l'art symboliste, représenté notamment par Gustave Moreau, Paul Gauguin et Odilon Redon, se veut idéalisation du réel ou plongée dans le monde intérieur.
Dans les années 1890, de jeunes peintres vont radicaliser les enseignements de Gauguin : ce sont les Nabis. Leur écriture picturale est faite de grands aplats de couleurs et d'un trait synthétique. Plus tard, les Fauves, autour de Matisse et de Derain, mettront en émoi le Salon d'automne par l'audace de leurs compositions et le rugissement de leurs coloris...
De Gérôme à Chassériau, les peintres abordent toujours les grands sujets classiques en les renouvelant ; mais les nouvelles générations n'hésitent pas à traiter les sujets contemporains, tels que la guerre de 70, la Commune ou la vie des champs, de façon noble ou dramatique.
Le portrait, idéalisé, réaliste ou caricatural, témoigne tout à la fois de la diversité des recherches esthétiques et du poids des conditions sociales.
Peintres et sculpteurs après 1848 se plient toujours au culte du héros : chefs militaires et politiques, mais aussi savants, écrivains ou simple enfant mort pour la Révolution (Bara).
Depuis Vigée Le Brun jusqu'à Camille Claudel, celles que Mallarmé appelle les "dissidentes du sexe" n'ont cessé de clamer leur droit à être considérées comme des artistes à part entière. A l'inverse, l'image de la femme reste parfois prisonnière de stéréotypes tenaces.
La peinture de paysage, reflétant les frustrations d'un monde de plus en plus industrialisé, ne cesse de se développer loin des conventions classiques.
L'art d'évoquer et de faire parler le monde silencieux des choses inanimées ne s'est jamais perdu en France depuis Chardin. A partir du réalisme, il redevient un genre majeur de la nouvelle peinture.
L'Orient s'est glissé dans l'art français, avant même que le romantisme en fasse le lieu par excellence de l'ailleurs et du rêve. Chaque génération, au cours du siècle, en exploite les vertus d'évasion.
Entre 1848 et 1886, la tradition classique, déjà ébranlée par l'irruption du romantisme, est profondément remise en cause par le réalisme et l'impressionnisme, courants qui se développent en marge des circuits officiels.
La peinture est la "grande, unique, primitive" passion de Baudelaire, critique d'art dès 1845. Le parcours permet de découvrir son esthétique de la modernité, grâce aux artistes qu'il commente.
Ami d'enfance de Cézanne, admirateur de Manet, Zola amorce sa carrière littéraire simultanément comme critique d'art et romancier. Si la peinture, à ses yeux, peut être liée à la littérature par ses sujets, elle en est indépendante par sa forme et constitue un art réellement autonome.
Peintres et sculpteurs dans leurs ateliers : comment travaillent-ils ? Quelles relations entretiennent-ils avec le public, les clients et les marchands ? Quel regard porte sur eux la société ?
Au XIXe siècle, la bourgeoisie éclairée délaisse bientôt les artistes officiels pour les "refusés". Cela fait le bonheur des marchands, qui à l'instar de Durand-Ruel ou de Vollard ont bientôt pignon sur rue. Ces derniers joueront un rôle éminent dans l'éclosion des nouvelles formes de création.
A partir de maquettes, les visiteurs découvrent l'architecture de l'Opéra et son implantation dans le quartier transformé par Haussmann. Les sculptures de Carpeaux permettent d'en aborder l'aspect décoratif, tandis que les oeuvres de Degas restituent la vie sur scène et les coulisses.
Cette gare a été construite par l'architecte Victor Lalou, dans le but d'acheminer le public de la grande exposition universelle de 1900. Elle conjugue les techniques les plus modernes avec des éléments empruntés à l'architecture classique. Un journaliste de l'époque a écrit, de façon prémonitoire, "c'est beau comme un palais des Beaux-Arts" !
Au XIXe siècle, les squares et jardins publics se multiplient dans les villes, sous l'influence du modèle anglais. Les jardins privés sont également aménagés pour la détente et les loisirs, le jardinage pratiqué par des peintres célèbres.
Du milieu du XIXe siècle au tournant du XXe, la France attire de nombreux artistes étrangers. Paris n'est cependant pas le seul foyer artistique d'Europe : Bruxelles, Barcelone, Vienne et Munich sont aussi des capitales culturelles actives et attractives. Découvrons-les aux travers des oeuvres du musée d'Orsay.
L'art reste-t-il étranger à la science et aux découvertes scientifiques qui ont marqué le XIXe siècle ? Comment les artistes ont-ils pris en compte, dans leur travail de création, ces découvertes et les bouleversements apportés dans le champ des connaissances et des perceptions ?
Au même titre que le peintre ou le sculpteur, l'écrivain, selon Baudelaire, est artiste. De nombreuses et fructueuses connivences vont bientôt naître entre les beaux-arts et la littérature: Manet / Zola-, Courbet / Baudelaire, Cézanne / Zola, ... Parfois même, les peintres écrivent (Fromentin, Gauguin) ou les écrivains peignent (Hugo, Strindberg)...
La France initie sa révolution industrielle au tournant des années 1840. Des artistes comme Dalou, Millet, Rousseau, Rosa Bonheur, Bastien-Lepage, d'Aubigny rendent compte de cette identité rurale en mutation, au moment même où d'autres, tels que Monet ou Constantin Meunier, n'hésitent pas à faire de la modernité industrielle le sujet de certaines de leurs oeuvres.
Avec le développement du chemin de fer, les classes privilégiées commencent à goûter aux joies du tourisme. La mode est aux régates sur la Seine et aux bains de mer. Manet, Renoir, se font les hérauts ce cette nouvelle "chasse au bonheur".
Le XIXe siècle, société et moeurs, peut se lire à travers les modes vestimentaires dont les artistes témoignent en historiens du quotidien.
Transformation du corps, naissance et décès, scolarité et travail, paternité, maternité et famille, cette approche de la vie au XIXe siècle peut conduire aux questions d'aujourd'hui sur l'humain et les étapes de l'existence.
Ces visites présentent l'oeuvre d'un peintre ou d'un sculpteur, l'évocation de sa vie, de sa carrière, de son influence sur son époque et le regard de la critique d'art.
Ces visites sont proposées pendant toute la période de l'exposition hormis la première et la dernière semaine de l'accrochage.