Aristide MaillolMéditerranée© ADAGP, Paris - RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Entre 1905, année de mutation où Maillol sculpte sa
Méditerranée et Bourdelle sa
Pallas, et la Grande Guerre, le milieu de la sculpture à Paris connaît une effervescence particulière. Italiens (Rosso, De Fiori, Martini), Allemands et Belges (Hoetger, Lehmbruck, Minne), Lituaniens et Polonais (Lipchitz, Nadelman), Roumains ou Tchèques (Brancusi, Guttfreund), Espagnols (Gargallo, Gonzalez, Manolo, Picasso), tous côtoient les Français dans la capitale et participent activement à la remise en cause du langage hérité de Rodin. Les échanges se multiplient entre sculpteurs, critiques, marchands et historiens de l'art. Le formidable brassage d'idées et de personnalités dans un Paris plaque tournante du monde artistique, bientôt balayé par la guerre, peut donc faire l'objet d'un questionnement sur la sociabilité de ce milieu.
Cette journée d'étude est coorganisée par Guy Cogeval, président du musée d'Orsay ; Stéphane Guégan, chef du service culturel, musée d'Orsay ; Scarlett Reliquet, responsable cours, colloques et conférences, service culturel, musée d'Orsay ; Catherine Chevillot, commissaire de l'exposition, musée d’Orsay ; Antoinette Le Normand-Romain, directrice générale de l'INHA ; Thierry Dufrêne, professeur, université de Paris X-Nanterre, adjoint à la directrice générale de l'INHA.