Barbey d'Aurevilly le diabolique

Orsay rencontres
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Le 13 novembre 2008

le 13 novembre 2008

Rops, Félicien-Le Sphinx, frontispice pour les Diaboliques de Barbey d'Aurevilly
Rops, Félicien
Le Sphinx, frontispice pour les Diaboliques de Barbey d'Aurevilly
©RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay)/Jean-Gilles Berizzi

Tout au long du XIXe siècle, la littérature du mal eut à affronter censure et tribunaux. Né avant Gautier, Baudelaire et Flaubert, Barbey ne s'illustre qu'après eux dans cette longue série noire. En 1874, Les diaboliques étaient bien de nature à froisser l'époque, celle de "l'ordre moral", et à choquer ses lecteurs. Comment un écrivain, réputé bon chrétien et fidèle monarchiste, avait-il pu commettre un tel livre ? Barbey, pour éviter le procès, assista à la destruction du tirage de son livre. Il n'est réédité qu'en 1882. Mais cette diffusion particulière, on s'en doute, devait accroître le prestige de l'ouvrage et élargir sa réception, de l'estampe (Rops, etc.) au cinéma.
Deux cents ans après la naissance du grand écrivain, il importait de réouvrir ce livre diabolique, catholique à sa manière, et de suivre autrement son destin.


Barbey d'Aurevilly le diabolique

Jeu 13 novembre 2008 - 18:30-21:00
Musée d'Orsay
Auditorium niveau -2

Avec la participation d'André Guyaux, Pierre Glaudes, Hélène Védrine, université Paris IV-Sorbonne, et Bruno Centorame, chercheur indépendant.
Les communications seront suivies par la projection de : Le rideau cramoisi d'Alexandre Astruc (1952) avec Anouk Aimée et Jean-Claude Pascal.
Ci-dessous un extrait de l'intervention d'André Guyaux