« Les Mondes d'Orsay » : un livre de Pierre Singaravélou

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Sémiramis construisant Babylone (en 1861), Degas, Edgar
Edgar Degas, Sémiramis construisant Babylone (en 1861)
musée d'Orsay
©RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

L’art du XIXe et du jeune XXe siècles ne nous parle pas que de la conquête de nouveaux champs esthétiques. Il est indissociable de son temps si riche en métamorphoses politiques, sociales et scientifiques, de ses progrès, comme de ses parts d’ombre. De la naissance du photojournalisme à l’ours blanc de la rive gauche, du Monet londonien à la renaissance viking, de la reine Djoumbé Fatima à la princesse Eugénie, Pierre Singaravélou nous raconte une autre histoire des collections du musée d’Orsay, une histoire aux prises avec le monde.

La discipline historique est présente au musée d’Orsay depuis sa préfiguration : musée d’art, Orsay est aussi un musée qui donne à voir dans la diversité de ses collections une époque de révolutions, politiques, économiques, sociales, médiatiques, artistiques. C’est dans la continuité de ce lien originel entre histoire et histoire de l’art et pour rendre compte de cette période fondamentale aujourd’hui, que cet ouvrage, constitué de quatre-vingts notices, classées par ordre chronologique (du XIXe siècle au début du XXe), propose de réinsérer les collections du musée dans un contexte mondial. L’auteur propose un commentaire d’œuvre célèbre ou méconnue (peinture, mobilier, sculpture, photographie...), suivant la méthode de l’histoire mondiale. Apparaîtront ainsi les grands mouvements qui traversent un monde bien plus connecté qu'on ne le croyait - hier et aujourd'hui. Une rubrique « Pour aller plus loin » associée à chaque notice rassemble des ouvrages de référence.

 

Quelques exemples : Jean-Léon Gérôme, Jeunes Grecs faisant battre des coqs, 1846 ; Thibault, La Barricade de la rue Saint-Maur, 1848; Paul Gauguin, Palette de l’artiste, 1848-1903 ; Thomas Abiel Prior, La Reine Victoria inaugurant l’Exposition universelle, 1851-1886 ; Maxime Du Camp, Egypte moyenne. Le Sphinx vu de face, 1852 ; Lars Kinsarvik, Fauteuil, 1900 ; Cunio Amiet, Paysage de neige, 1904 ; Anonyme, Quatre hommes condamnés à la cangue, Pékin, 1905 ; Alfred Stieglitz, The Steerage, 1911 ; Anne Brigman, Dawn, 1912 ; Adolphe de Meyer, Nijinsky et une danseuse, 1914 ; Louise Abbema, Portrait de Sarah Bernhardt, 1921 ; François Pompon, Ours blanc, 1923-1933...

 

Pierre Singaravélou, professeur d’histoire au King’s College de Londres et à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, travaille principalement sur l’histoire de la colonisation et de la mondialisation aux XIXe et XXe siècles. Invité du musée d’Orsay, il est le maître d’œuvre d’un programme de conférences proposant une approche renouvelée des collections.

/ EPMO

Les Mondes d'Orsay de Pierre Singaravélou

  • Éditions du Seuil/ Musée d’Orsay
  • Date de parution : 07/10/2021
  • 18.50 € TTC
  • 192 pages
  • EAN 9782021490275