Paroles d'art

©Camillegharbi / Camille Gharbi

Avec la série « Paroles d'art » sur les réseaux sociaux du musée d'Orsay, découvrez les citations choisies par les équipes de la conservation pour aider à mieux comprendre une œuvre, un artiste, un mouvement…

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Maurice Denis, Taches de soleil sur la terrasse

 


Maurice Denis
Taches de soleil sur la terrasse
1890
Huile sur carton
H. 24 ; L. 20,5 cm
Paris, musée d'Orsay
© Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

 

 

« Se rappeler qu’un tableau – avant d’être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote – est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées », déclare Denis en 1890. C’est ce que démontre Tache de soleil peint la même année : une petite fille, des promeneurs sur la terrasse du château de Saint-Germain-en-Laye, mais surtout des plages éclatantes de couleurs qui ne reproduisent plus le réel mais le transfigurent.

 
Source Pierre Louis [Maurice Denis], « Notes d’art. Définition du néo-traditionnisme », Art et critique, 2e année, no 65, 23 août 1890, p. 540
 

 

 

 

Joseph Bernard, Effort vers la nature

 


Joseph Bernard
Effort vers la nature
en 1905
tête en pierre de Lens
H. 32 ; L. 29 ; P. 31,5 cm; pds. 33 kg. pds. de la gaine (fut et base) : 444 kg
musée d'Orsay, Paris, France
©photo musée d'Orsay / rmn
 
 
Le sculpteur Joseph Bernard est au début du XXe siècle un partisan de la taille directe, sans modèle préalable : « Voici clairement mon idéal et mon but ; une réalisation le plus près possible de la pensée directrice du cerveau qui conçoit, et pour cela il faut traiter directement dans la matière, il faut connaître à fond son âme et sa chair, tout doit être intimement résolu avec amour et conviction... ma conception de la statuaire se passe d’intermédiaire ».
 
Joseph Bernard, manuscrit, 14 octobre 1912, Fondation de Coubertin, Saint-Rémy-lès-Chevreuse

 

 

 

 

 

 

 

Claude Monet, Camille sur son lit de mort

 


Claude Monet
Camille sur son lit de mort
en 1879
huile sur toile
H. 90,0 ; L. 68,0 cm.
avec cadre H. 110 ; L. 87,7 cm
musée d'Orsay, Paris, France
©photo musée d'Orsay / rmn

 

Au-delà de la mémoire et de l’adieu à sa première muse et épouse, Camille Doncieux, ce dernier portrait est aussi une expérience artistique, comme Monet le relatera non sans culpabilité encore de nombreuses années après je me surpris, les yeux fixés sur la tempe tragique, dans l’acte de chercher machinalement la succession, l’appropriation des dégradations que la mort venait d’imposer à l’immobile visage. Des tons de bleu de jaune, de gris, que sais-je ?".

Claude Monet cité par Georges Clemenceau, "Claude Monet. Les Nymphéas", Paris, terrain vague, 1990, p. 14