Vidéo · Correspondances proustiennes au musée d'Orsay par Jérôme Bastianelli

Collections
tableau, James Tissot, Le Cercle de la rue Royale, en 1868
James Tissot
Le Cercle de la rue Royale, en 1868
Musée d'Orsay
© Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
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L'écrivain Marcel Proust est mort le 18 novembre 1922. L’hommage que le musée d’Orsay rend à l'auteur d'À la recherche du temps perdu à l’occasion du centième anniversaire de sa disparition est né d’une idée simple : associer dans de courtes vidéos une œuvre du musée, une musique appréciée de Proust en lien avec cette œuvre, et un commentaire mettant l’ensemble en perspective. Jérôme Bastianelli, critique musical et président de la Société des amis de Marcel Proust, a choisi quatre œuvres en raison des liens qu’elles présentent avec l’œuvre ou la vie de l’écrivain.

Tout d’abord, Intérieur d'église, cathédrale d'Amiens, peint par Paul-César Helleu, accompagné de L’enchantement du Vendredi Saint, extrait de l’opéra de Richard Wagner Parsifal. Cette sélection permet de rappeler le goût de Proust pour les cathédrales et pour le compositeur allemand, ainsi que son amitié avec le peintre.

 


Le deuxième choix est une Marine de Thomas Alexander Harrison, un peintre américain qui s’était établi à Beg-Meil, où Proust le rencontra en 1895. Il est l’un des inspirateurs d’Elstir, le peintre fictif dans À la recherche du temps perdu, comme Debussy, dont on entendra un extrait du poème symphonique La Mer, est l’un des inspirateurs du compositeur fictif Vinteuil.

 


Nous poursuivons avec le célèbre tableau de James Tissot Le Cercle de la rue Royale, où est représenté Charles Haas, l’un des modèles du personnage de Charles Swann. On l’accompagne du Cygne de Saint-Saëns, pour rappeler l’intérêt que Proust porta à ce compositeur (et parce qu’en anglais, Cygne se dit… swan).

 


La série se termine avec Marcel Proust sur son lit de mort, photographie que l’on a longtemps attribuée à Man Ray, mais de très récentes recherches tendent à montrer qu’elle serait plutôt l’œuvre d’un autre photographe s’étant rendu au chevet de l’écrivain : Emmanuel Sougez. Les commentaires sont donnés au son de la Pavane pour une infante défunte, de Maurice Ravel, partition qui fut jouée lors des obsèques de Marcel Proust.