Musée d'Orsay: Salo ou les 120 journées de Sodome (Salò o le 120 giornate di Sodoma)

Salo ou les 120 journées de Sodome (Salò o le 120 giornate di Sodoma)

Réalisation et scénario : Pier Paolo Pasolini
Italie, 1975, 116 min
VOST

Avec : Paolo Bonacelli, Giorgio Cataldi, Umberto Quintavalle

Film interdit aux moins de seize ans

Pendant la république de Salò, quatre notables enlèvent des jeunes filles et garçons pour s'adonner à tous les plaisirs.

Aucun film n'a montré aussi crûment et systématiquement la violence sadienne. Le pouvoir absolu recherché par les personnages de Sade est ici clairement assimilé au fascisme et, de façon plus générale, à la violence d'une société moderne basée sur la satisfaction illimitée du désir. Certains intellectuels, comme Roland Barthes et Michel Foucault, attaquèrent le film à cause de cette actualisation, y voyant une triple erreur : donner une dimension sexuelle au fascisme, rattacher les personnages de Sade à une idéologie qui leur était étrangère, représenter une oeuvre qui défie toute représentation. Barthes résume en une formule son opposition au film : "Tout ce qui irréalise le fascisme est mauvais ; et tout ce qui réalise Sade est mauvais". Au-delà de cette polémique, le film n'a cessé d'être un objet d'indignation ou d'admiration. Pour ses défenseurs, c'est d'abord un grand film politique pour sa façon de nous faire voir l'horreur en face. Ainsi, le critique Jean-Claude Biette écrivit : "Nuit et brouillard et Salò sont les deux films que devrait voir tout spectateur qui aspire à devenir citoyen."



Salo ou les 120 journées de Sodome (Salò o le 120 giornate di Sodoma)
Pier Paolo PasoliniSalò ou les 120 journées de Sodome1975© Carlotta Films

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