Musée d'Orsay: Le Néo-impressionnisme, de Seurat à Paul Klee

Le Néo-impressionnisme, de Seurat à Paul Klee

ARCHIVE
2005

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Tableau
Camille PissarroJeune paysanne faisant du feu. Gelée blanche.© Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
Le 15 mai 1886, lorsque s'ouvre la huitième et ultime exposition impressionniste, rue Laffitte à Paris, ce sont les oeuvres exposées dans la dernière salle qui accaparent toute l'attention du public et des critiques.
Seurat y expose le tableau considéré comme l'acte fondateur du néo-impressionnisme, Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte, immense toile qui domine tous les autres.
Autour de lui, on découvre d'autres artistes qui ont adopté sa touche divisée en observant la longue élaboration de la Grande Jatte. Il s'agit de Paul Signac, un jeune peintre qui n'a jamais suivi d'enseignement classique, Lucien Pissarro et son père, le maître impressionniste Camille Pissarro.
Ce dernier s'est converti à ce qu'il nomme "l'impressionnisme scientifique" pour échapper à l'impasse dans laquelle semble se trouver "l'impressionnisme romantique" qui peine alors à se renouveler.

tableau
Camille PissarroAvant du Tub (Opus 176)© photo DR
Au milieu de critiques assez mitigées, le chroniqueur artistique Félix Fénéon, qui fréquente les milieux symbolistes, se pose immédiatement comme l'ardent défenseur de cette nouvelle peinture. C'est lui qui, dans un article paru dans la revue bruxelloise L'Art moderne le 19 septembre 1886, utilise pour la première fois le terme de "néo-impressionnisme", soulignant ainsi la volonté de renouveler l'impressionnisme qui anime Seurat et ses compagnons. Fénéon ne cessera ensuite de promouvoir ce mouvement et sera l'un des artisans de son développement à travers toute l'Europe.

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