Musée d'Orsay: Le Néo-impressionnisme, de Seurat à Paul Klee

Le Néo-impressionnisme, de Seurat à Paul Klee

ARCHIVE
2005

1

2

3

4

5

6

7

tableau
Théo van RysselbergheSignac sur son bateau© DR
Malgré la rigueur qu'impose la technique pointilliste, le néo-impressionnisme n'aboutit pas à une production impersonnelle mais trouve au contraire des interprétations très variées.
Citons Albert Dubois-Pillet, avec son goût marqué pour la simplification des formes, Maximilien Luce qui décrit avec lyrisme le paysage urbain et l'univers ouvrier, Charles Angrand qui fait preuve d'emblée d'une étonnante modernité ou encore Henri-Edmond Cross, particulièrement sensible à l'évocation d'une nature vierge et à la poésie de couleurs pures.

Le mouvement se diffuse également en Europe. En 1887, Seurat et Camille Pissarro sont invités à participer à l'exposition organisée à Bruxelles par le Cercle des XX. Le néo-impressionnisme trouve en Belgique un écho particulièrement brillant dans les oeuvres de Théo Van Rysselberghe, Willy Finch, Henry Van de Velde ou Georges Lemmen.

Grâce à Jan Toorop, le mouvement gagne ensuite la Hollande. Il essaime aussi en Allemagne et en Suisse où il suscite des vocations à plus ou moins long terme.
Car si certains trouvent dans le néo-impressionnisme un terrain favorable à une patiente exploration des ressources de la couleur, d'autres s'y intéressent momentanément, le temps de libérer leur palette des tons mélangés. Vincent Van Gogh, par exemple, use à plusieurs reprises d'une touche pointillée au cours de sa période parisienne.

Enfin, une variante locale du néo-impressionnisme se développe en Italie avec le divisionnisme.

1

2

3

4

5

6

7


Augmenter la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer
Facebook
TwitterInstagramYouTube