Musée d'Orsay: Maurice Denis

Maurice Denis

ARCHIVE
2006

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tableau
Maurice DenisTriple portrait de Marthe fiancée© DR
Le parcours, essentiellement chronologique, rassemble une centaine de tableaux peints entre 1889 et 1943. Les premières salles retracent les débuts nabis dominés par le refus du réalisme et du symbolisme littéraire, l'inclination mystique et religieuse trouvant à s'incarner dans la figure de Marthe Meurier, la fiancée, puis l'épouse, véritable muse du peintre. La jeune femme offre ses traits aux jeunes filles progressant sur des chemins de vie hautement stylisés et formant de solennelles processions. Ces tableaux aboutis, recueillis et médités, ont pour acquéreurs des musiciens, artistes et collectionneurs de l'avant-garde symboliste, tels Ernest Chausson, le peintre Henry Lerolle ou encore le financier Alfred Stoclet, dont le nom reste attaché à la mosaïque de Klimt pour son hôtel particulier bruxellois conçu par Josef Hoffmann.Dès le début des années 1890, les nabis, selon le témoignage de Verkade, réclament "des murs des murs à décorer". Denis peint des plafonds et des panneaux, comme Avril (plafond pour Chausson) ou Le Printemps et L'Automne (Imitation de tapisserie). Denis a abondamment raconté les origines du mouvement nabi, né du choc créé par Le Talisman (Paris, musée d'Orsay, ancienne collection Maurice Denis), petit paysage au titre emblématique peint par Sérusier sous la dictée de Gauguin. Avec Puvis de Chavanne, Fra Angelico et les ingristes, c'est une figure tutélaire pour le jeune Denis. Comme ses amis nabis, celui-ci multiplie alors les tableaux de petits formats où chacun rivalisent d'audace dans l'application de l'esthétique nouvelle : aplats de couleurs éclatantes, simplification radicale des formes, abandon de la perspective, japonisme et cloisonnisme. Une salle regroupe une quinzaine de ces "icônes nabies" peintes par Denis dans les années 1890. Elles révèlent une fraîcheur et une liberté d'exécution rares.Certaines d'entre elles sont inédites.Les compositions symbolistes et les décors du peintre bénéficient de ces recherches, qu'il met au service d'un art de plus en plus monumental et raisonné. Le voyage à Rome effectué en 1898 avec André Gide confirme la voie d'un renouveau classique qui se nourrit de l'art de Raphaël et de Cézanne.

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