Musée d'Orsay: Maurice Denis

Maurice Denis

ARCHIVE
2006

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Tableau
Maurice DenisJeu de volant© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Thierry Le Mage
Rigueur de la composition, restriction de la palette, importance du dessin : les manifestes comme L'Hommage à Cézanne (musée d'Orsay), les grands panneaux décoratifs, tels Jeu de volant (ibid.) ou Virginal Printemps (coll. part.), tableau majeur jamais exposé dans un musée français depuis 1945, mais aussi les scènes familiales inspirées du bonheur avec Marthe, sont autant de jalons essentiels pour Denis et l'art du début du XXe siècle. Denis est alors un peintre reconnu, estimé et recherché. Il a pour marchands Vollard, Druet ou Bernheim, et pour amateurs Ivan Morosov et son rival Serguei Chtchoukine, tous deux éminents collectionneurs russes de Matisse et de Picasso.

 

Le tournant classique se précise à travers d'éblouissants tableaux de plages dont l'atmosphère est proche des photographies qu'il prend au même moment. Une salle de l'exposition leur est réservée. Elle s'ouvre avec la première oeuvre de la série peinte à Perros-Guirec en 1898, Baigneuses, Perros, actuellement conservée au MOMA de New York.

Les plages de Denis se veulent aussi une réponse critique à Matisse. Car Denis cherche à définir un art collectif qui tiendrait l'équilibre la sensualité et l'ordre, entre l'impératif du sujet, le sens de la nature et l'imagination décorative. Il s'y efforce dans ses peintures de chevalet comme dans ses oeuvres murales.

 

A la fin du parcours chronologique, une salle regroupe des paysages, peints entre 1898 et 1943. Ils achèvent de montrer comment le goût de la simplification et de la synthèse transfigure la restitution de la nature : sera montré pour la première fois l'un de ses derniers tableaux, une Vue du Reposoir (coll. part.) exécutée dans un pur esprit nabi quelques semaines avant sa mort.

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