Musée d'Orsay: Dessins de sculptures, de Chapu à Bourdelle

Dessins de sculptures, de Chapu à Bourdelle

ARCHIVE
2009

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Le rôle du crayon


Jean Antoine InjalbertStatue d'une femme nue© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay)
A l'évidence, les évolutions et particularités stylistiques des sculpteurs transparaissent dans leurs dessins. Mais il s'agit moins dans cette exposition d'établir des connexions précises entre telle statue et telle étude, que de chercher les similitudes ou les divergences du rôle du crayon devant une source considérée comme indiscutable (l'Antique), un genre (le relief ou la statue) ou un thème (la danse).

Deux préoccupations ont toujours été considérées comme propres aux sculpteurs : la ligne et le volume, le contour et la densité, le linéaire et le plastique. Ces aspects, qu'ils les distinguent vraiment des peintres ou pas, se répartissent parfois différemment face aux problématiques traitées.

L'étude de l'Antique


Edgar DegasDeux chevaux de profil© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Etudier l'Antique ne signifie pas simplement copier des oeuvres ancienne. Cette pratique semble davantage propice à la mise en place de compositions, à dégager des lignes forces, des agencements. Dans Figures d'après l'Antique, Carpeaux campe un groupe central focalisant l'action entre deux figures statiques et un piédestal. Le trait est rapide, discontinu, mais les grandes parties sont clairement disposées.
Les relevés de médaillons et de camées de Dubois et Guillaume constituent plutôt des notes prises au gré des voyages et de la curiosité. Au contraire, les études poussées de Degas et Legros, d'une extraordinaire qualité technique, donnent au tracé une apparence de définitif. Si dissemblable que soit l'approche, le dessin aboutit toujours à une mise à nu des galbes et des frontières.

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