Musée d'Orsay: Joris-Karl Huysmans critique d'art. De Degas à Grünewald, sous le regard de Francesco Vezzoli

Joris-Karl Huysmans critique d'art. De Degas à Grünewald, sous le regard de Francesco Vezzoli

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Toute vérité est bonne à dire

Tableau
Edgar DegasDans un café© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Dès son premier article, en 1867, et jusqu'à ses derniers écrits, Huysmans aborde l'art et les artistes comme autant de remparts dressés contre une société qu'il juge dégradée et dégradante. Né et élevé dans l'admiration des vieux maîtres hollandais, il a lui-même témoigné du choc décisif que fut la découverte de Degas lors de la seconde exposition impressionniste en 1876.

L'artiste de la commotion jouira d'un statut particulier dans sa critique d'art, ainsi que Manet, Caillebotte, Forain et Raffaëlli. La leçon de Baudelaire, qui appelait de ses voeux les peintres "de la vie moderne", a été plus qu'entendue, elle est devenue un credo.







Henri GervexRolla© RMN-Grand Palais / A. Danvers
Pour le romancier naturaliste que fut Huysmans, proche alors de Zola, la peinture doit dire le réel de façon franche, expressive, mordante même. L'art "moderne" est dévoilement de la vérité. A l'inverse, les oeuvres de Cabanel et Gérôme, qualifiées de "léchotterie" ou celles de Bouguereau restent aliénés à un art jugé sucré, faux et néfaste.

Blanc.

Cet espace conçu comme un "white cube", caractéristique de l'art contemporain, projette la lucidité de Huysmans critique d'art dans notre époque. Il symbolise ce moment où les oeuvres acquièrent un statut de chef-d'oeuvre et l'écrivain le rang de prophète.

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