Musée d'Orsay: Spectaculaire Second Empire, 1852-1870

Spectaculaire Second Empire, 1852-1870

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Fastes dynastique

Jean-Léon GérômeRéception des ambassadeurs siamois par l'empereur au palais de Fontainebleau© RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Droits réservés
Le mariage de l'empereur en 1853, puis la naissance du prince impérial en 1856, répondent aux attentes dynastiques.
Lors de ces grands moments politiques et religieux, le duc de Cambacérès, grand maître des cérémonies, exhume l'étiquette du Premier Empire, pour l'organisation des célébrations fastueuses financées par le budget du ministère de la Maison de l'empereur.

Pour le baptême du prince impérial, dont le pape est le parrain, la dépense est somptuaire (150 000 francs). A cette occasion la berline à huit chevaux du sacre de Charles X est sortie des remises et Notre-Dame de Paris est entièrement décorée par Viollet-le-Duc.
"Ce baptême vaut un sacre !" aurait dit l'empereur.
Renouant avec l'antique usage qui voulait que la Ville de Paris offre un berceau au futur souverain, et comme elle l'avait fait en 1811 pour le roi de Rome, la municipalité décide dès 1855 d'en confier la composition à son architecte Baltard.

Ce berceau, l'un des plus précieux du siècle, est aussi l'un des plus beaux meubles du Second Empire par son inventivité et sa réalisation très aboutie. Les meilleurs artistes du temps y travaillent.

La mort du roi Jérôme en 1860 et du duc de Morny – demi-frère de l'empereur – en 1865, donnent lieu à des cérémonies dynastiques et des funérailles grandioses, aux Invalides pour le premier et à l'église de la Madeleine pour le second.

Célébrations et décors éphémères
Maison Belloir et VazelleProjet de chapiteau pour une fête impériale© Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
Dès avant le rétablissement de l'Empire, Louis-Napoléon Bonaparte affiche sa volonté d'associer les Parisiens et la population aux grandes célébrations qui marquent la mise en place du nouveau régime.
L'empereur affirme le faste du régime dans des mises en scènes populaires. Le 15 août, jour de la "Saint-Napoléon", redevient jour de fête nationale comme sous le Premier Empire, et de grandioses décors éphémères, selon la tradition, sont élevés pour l'occasion dans la capitale.

Les grandes victoires militaires sont également l'occasion de défilés triomphaux, comme le 14 août 1859, lors du retour des troupes de l'armée d'Italie à Paris, qui voient leur parcours jalonné d'arcs de triomphe, portiques et drapeaux. Cent mille hommes défilent de la place de Bastille à la place Vendôme, où on loue les balcons pour apercevoir le cortège des zouaves blessés mais victorieux.
On inaugure également chaque nouvelle gare de chemin de fer, chaque nouvelle percée urbaine avec la même féerie de constructions en bois et toile peinte.

Ces importants moments de liesse – véritables plébiscites festifs – renforcent l'adhésion des Français au régime.
C'est avec le même faste que l'impératrice inaugure en grande pompe, le 16 novembre 1869, le canal de Suez, grande réalisation de l'Empire hors de ses frontières.

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