Musée d'Orsay: Spectaculaire Second Empire, 1852-1870

Spectaculaire Second Empire, 1852-1870

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Les résidences impériales
Quelques jours après le coup d'Etat, Louis-Napoléon Bonaparte quitte le palais présidentiel de l'Elysée pour s'installer aux Tuileries, demeure des rois de France.
Un de ses premiers chantiers est l'achèvement du Louvre et des Tuileries, destinés à abriter aussi bien la résidence des souverains, que le ministère d'Etat et le musée.

Dans les anciens palais (Saint-Cloud, Fontainebleau, Compiègne), les souverains s'accommodent des décors historiques prestigieux. L'impératrice Eugénie veille à y apporter le confort moderne et s'attache à y conserver le souvenir de la reine Marie-Antoinette, qui la fascine.

Manufacture de BeauvaisCanapé de style Louis XVI© Collection du Mobilier national © Isabelle Bideau
L'impératrice s'entoure de pièces du mobilier royal du XVIIIe siècle qu'elle recherche chez les marchands ou dans les réserves du Garde-Meuble impérial. Elle leur assortit de somptueuses créations contemporaines dues aux manufactures (Gobelins, Sèvres, Beauvais) ou aux meilleurs ébénistes (Fourdinois), copies exactes de meubles réputés d'origine royale ou variations plus libres sur les styles Louis XV et Louis XVI.

Au milieu du règne, l'impératrice confie à l'architecte Hector Lefuel la construction d'un nouvel appartement, édifié sur les terrasses du palais des Tuileries, et aménagé dans ce goût.
Cette mode, qui est aussi celle de toute une époque, et marque tellement le règne que la notion de style "Louis XVI-Impératrice" passera à la postérité.

Portraits d'une société
Alexandre CabanelNapoléon III© RMN-Grand Palais (domaine de Compiègne) / Thierry Le Mage
"Le flot des portraits monte chaque année et menace d'envahir le Salon tout entier. L'explication est simple : il n'y a plus guère que les personnes voulant avoir leur portrait qui achètent encore de la peinture", écrit le jeune critique Emile Zola, fustigeant une société narcissique.
Au début du Second Empire, peu d'artistes peuvent rivaliser avec les chefs-d'oeuvre d'Ingres et de Winterhalter.

Au cours des années 1860, la nouvelle génération des peintres réalistes – Manet, Tissot, Degas ou Cézanne – a l'ambition de renouveler le genre et de se faire connaître par des portraits en pied qui élèvent leurs modèles bourgeois au rang de figures historiques, alors que Cabanel donne une image moderne et intime du souverain souvent mal comprise.
De leur côté, les photographes Nadar ou Mayer et Pierson puisent dans la tradition picturale pour ennoblir leurs modèles. Les progrès de la technique permettent le développement d'une véritable industrie du portrait photographique (Paris compte trois cent cinquante ateliers professionnels à la fin des années 1860) dont Disdéri, qui brevète en 1854 le procédé du "portrait-carte", est le roi.

Peint, sculpté ou photographié, public ou privé, le portrait moderne hésite entre soumission aux conventions sociales et expression libre du tempérament de l'artiste et de son modèle.

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