Musée d'Orsay: Le modèle noir de Géricault à Matisse

Le modèle noir de Géricault à Matisse

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Autour d'Olympia

Edouard ManetOlympia© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
A l'exception de quelques caricatures violentes, la figure de la servante noire est passée relativement inaperçue dans le scandale provoqué par la présentation d'Olympia de Manet au Salon de 1865, les critiques se concentrant essentiellement sur le sujet du tableau, jugé vulgaire, et sur l'absence d'idéalisation du nu féminin.

Cette "invisibilité" de la femme noire révèle la part conventionnelle de la représentation (attitude déférente, bouquet de fleurs à la main) qui s'inscrit également dans une longue tradition orientaliste, laquelle joue sur les contrastes et la tension érotique provoquée par les rapprochements des corps noirs et des corps blancs. Cependant, Manet effectue un déplacement radical en choisissant de représenter non pas une scène de toilette fantasmée dans un ailleurs exotique mais une scène de prostitution dans le Paris contemporain. La présence d'une domestique noire – qui renvoie à un imaginaire aristocratique et colonial - peut être lue comme un indicateur du statut social élevé de la courtisane et vient renforcer le pouvoir subversif du tableau.

Paul CézanneUne moderne Olympia© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Admirateur de Manet, Bazille opère un singulier mélange entre le Paris moderne et un Orient lointain dans La Toilette qui est refusée au Salon de 1870. Dans sa Moderne Olympia qu'il présente à la première exposition impressionniste, Cézanne montre quant à lui l'envers du décor du tableau de Manet en introduisant la présence du client et en donnant un rôle actif et théâtral à la servante.

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