Musée d'Orsay: Léon Spilliaert (1881-1946). Lumière et solitude

Léon Spilliaert (1881-1946). Lumière et solitude

1

2

3

4

5

6

7

Figures d'Ostende, le théâtre des ombres

Léon SpilliaertLes Habits blancs© Mu.ZEE, Cedric Verhelst, 2019
En 1908-1909, Spilliaert loue quelques mois un atelier quai des Pêcheurs dont la baie lui offre de larges vues sur le port. Ce n'est pas l'effervescence de la cité portuaire, ni son aspect mondain de ville balnéaire, ni les rudes conditions de travail qui retiennent son attention mais les femmes de pêcheurs, qu'il transforme en archétypes de l'attente. Ces ombres, souvent de dos, qui scrutent la mer depuis les quais, se détachent sur l'eau en silhouettes. Que les figures soient seules ou en groupe, elles semblent toujours enfermées dans leur mélancolie et leur solitude.

Spilliaert reprend cette même simplicité formelle radicale lorsqu'il s'intéresse au carnaval traditionnel d'Ostende. Les protagonistes sous leurs draperies comme des linceuls blancs ou leurs dominos se transforment en figures monumentales qui semblent flotter dans l'air et donnent à la scène une étrange théâtralité.

1

2

3

4

5

6

7


Augmenter la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer
Facebook
TwitterInstagramYouTube