Musée d'Orsay: Léon Spilliaert (1881-1946). Lumière et solitude

Léon Spilliaert (1881-1946). Lumière et solitude

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Les serres chaudes

Léon SpilliaertLes dominos© Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
Entre 1917 et 1920, Léon Spilliaert explore la lithographie. Il réalise Les Serres chaudes en 1918 d'après le recueil de poèmes de Maurice Maeterlinck publié en 1889. En plus de cet ensemble graphique, ses images d'intérieurs dessinées les années précédentes, avec leurs verrières, leurs fenêtres aux vitres closes sur la nuit et leurs plantes vertes qui envahissent l'espace, évoquent l'univers mélancolique des "serres d'ennui", "cloches de verre" et autres métaphores de l'âme du poète.

Au début de la Première Guerre mondiale, Spilliaert, qui s'était engagé dans la garde civique, est rapidement réformé. En 1916, l'année de la perte de son ami Emile Verhaeren, il épouse Rachel Vergison ; leur fille Madeleine naît en 1917. Un tournant s'amorce alors peu à peu dans son travail, désormais plus coloré. L'artiste quitte progressivement la note "sombre et grave". Son travail pour Les Serres chaudes est peut-être son dernier lien avec l'univers suggestif et angoissé du symbolisme.

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