1893, Wagner en France

Type
Exposition
-
Du 25 janvier au 23 mai 1993
Wilhem Benque-Lucienne Bréval de l'Opéra en Walkyrie
Wilhem Benque
Lucienne Bréval de l'Opéra en Walkyrie, Vers 1890
©RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / DR/DR

Fascination et rejet, enthousiasme et mépris, rien n'est simple entre Wagner et la France. Les adaptations françaises des opéras du maître de Bayreuth ont donné naissance à l'une des controverses artistiques les plus acharnées du XIXe siècle.
Dans cette histoire mouvementée, l'année 1893 marque un jalon important : La Walkyrie initie le public parisien à la légende des Nibelungen, ce poème médiéval appartenant à la mythologie germanique, qui connut un regain de popularité à l'époque romantique grâce à Richard Wagner qui s'en inspira pour composer sa Tétralogie (L'Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et Le Crépuscule des dieux). La même année, à Lille, on met en scène ce Vaisseau fantôme dont Wagner, cinquante ans plus tôt, n'avait pu vendre que le livret lors de son premier séjour en France.
1893 est donc une année triomphale pour le musicien dramaturge, disparu depuis dix ans. Il est alors pleinement reconnu en France en tant que musicien et écrivain.