Au Moyen Orient : photographies d'Henry Sauvaire (1831-1896)

Type
Exposition
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Du 06 février au 19 mai 1996
Henry Sauvaire-Portrait de jeune femme, de profil debout, et un éventail de plumes sur le divan
Henry Sauvaire
Portrait de jeune femme, de profil debout, et un éventail de plumes sur le divan, Vers 1859
©Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt/DR

Cette exposition-dossier a présenté une sélection d'une quarantaine de photographies, prises dans les années 1860 au Moyen-Orient par le numismate, érudit et diplomate Henry Sauvaire.
Né à Marseille, Henry Sauvaire (1831-1896) était un photographe "amateur" de talent. Orphelin dès son plus jeune âge, il eut pour tuteur son oncle Marius, négociant à Beyrouth, qui l'a intéressé à l'Orient. Il y séjournera pendant près de quarante ans. Il apprend l'arabe au Liban et poursuit une carrière diplomatique successivement à Alexandrie (1857), en Syrie (1860), à Jérusalem (1864), etc. En 1866, le Duc de Luynes l'envoie avec l'architecte archéologue Christophe Edouard Mauss pour photographier et étudier les inscriptions de la mosquée d'Hébron et des châteaux construits par les croisés en Syrie, de Karak à Chaubak.
Cette présentation comprenait soixante-quinze photographies de ce voyage, qui ont été éditées par le comte Melchior de Vogüé en 1874. Sauvaire va publier plusieurs ouvrages sur la numismatique et en traduira de nombreux en arabe. En 1876, il reprend sa carrière de diplomate qui le mènera en Egypte, puis au Maroc où il restera jusqu'en 1883. Il rentre alors en France et prend sa retraite dans les environs de Marseille, où il se livrera à des travaux d'érudition.
Sauvaire est surtout un admirable reporter de villes comme Damas et Beyrouth, dont les quartiers chrétiens avaient été démolis. Mais il est aussi un remarquable photographe de modèles vivants.
Le travail de Sauvaire est très représentatif de ce courant de photographes amateurs qui ont travaillé dans des conditions artisanales, dans les années soixante, en Europe comme au Moyen-Orient. Ses nombreuses photographies réalisées en Syrie, en Turquie, et dans des villes telles que Beyrouth, Damas, Constantinople ou Hébron, sont d'un intérêt capital.

Commissariat

  • Françoise Heilbrun, conservateur en chef au musée d'Orsay et Quentin Bajac, conservateur au musée d'Orsay