En couleurs, la sculpture polychrome en France 1850-1910

Type
Exposition
-
Du 12 juin au 09 septembre 2018
Hélène (1885), Henri Lombard, sculpteur et Jules Cantini, marbrier
sculpteur et Jules Cantini Henri Lombard, Hélène (1885)
Marseille, musée des Beaux-Arts
©Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt / DR
Chapeau
Relativement méconnue la sculpture polychrome du XIXe siècle, est l'une des facettes importantes de l'histoire de la discipline. Jusqu'au début du siècle, les seules couleurs admises pour la statuaire était le blanc du marbre ou les patines monochromes des bronzes. Mais la découverte de la polychromie de l'architecture et de la sculpture antiques, tout en suscitant de vifs débats, fait évoluer le regard.
Henri Lombard, sculpteur et Jules Cantini, marbrier-Hélène
Henri Lombard, sculpteur et Jules Cantini, marbrier
Hélène, 1885
©Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt/DR

La question de l'application de la couleur à la sculpture contemporaine prend le relais des débats archéologiques. Dès les années 1850, des sculpteurs pionniers, tel Charles Cordier, en firent leur spécialité. Une fois les polémiques apaisées, la couleur s'affirme à partir du second Empire grâce à son caractère décoratif pour triompher à partir des années 1880 sous l'influence du symbolisme et de l'Art nouveau.
La diversité des matériaux employés témoigne alors de recherches souvent raffinées, aboutissant parfois à des résultats esthétiques surprenants. Cires et marbres peints, marbres de couleur assemblés, bronzes dorés et argentés, pâte de verre, grès émaillé deviennent le nouveau langage de toute une veine de la sculpture française, témoignant du goût de l'expérimentation des artistes de la fin du siècle. L'illusionnisme de la représentation constitue un enjeu majeur de la couleur appliquée à la sculpture, comme en témoigna le scandale causé par la Petite danseuse de quatorze ans de Degas. La sculpture en couleurs devient ainsi le médium privilégié d'Henry Cros, Jean-Léon Gérôme, Louis-Ernest Barrias, Jean-Désiré Ringel d'Illzach, Jean Carriès, Paul Gauguin.
L'exposition présente, autour d'un ensemble d'une cinquantaine d'œuvres des collections du musée d'Orsay, un panorama sélectif de cet aspect très particulier de l'art du XIXe siècle.

Plus d'information

Cliquer ici

Commissariat

 

  • Edouard Papet, conservateur général, musée d'Orsay